Après nos deux mois passés en Martinique (dont 3 semaines quand même aux Grenadines 😉 ), il était temps de changer d’air et de changer d’île.

Une île singulière : tant refuge que déluge

A peine posé un pied à terre, la singularité de cette île nous frappe très vite : son histoire, la densité de sa végétation, sa richesse en eau et la résilience de ses habitants face aux éléments.

Porstmouth 

A 5 miles de l’arrivée, après 50 miles de navigation, nous sommes agréablement abordés dans un anglais sympathique et direct, par un boat boy de l’association « PAYS ». Juste avant de rallier Portsmouth, (deuxième ville de l’île située tout au Nord) et sa baie protégée de Rippert Bay, nous nous prenons encore une fois les pieds dans le tapis … Pour la deuxième fois, nous nous engluons lamentablement, un bout de casier dans l’hélice.

Rompue à l’exercice, je plonge afin de libérer notre arche de Noé, de cet ancrage involontaire. Rapidement nous repartons direction le grand mouillage où nous peinons à mettre l’ancre (pas d’accroche).

Nous devons retrouver Danu, notre bâteau copain irlandais et c’est à coup de VHF puis de projecteur, que nous arrivons finallement à mouiller, près de lui, de manière convenable. La baie est hyper protégée donc pas de risque de dérapage intempestif.

Lendemain matin, branle bas de combat, descente à terre pour les formalités de douanes et visite du bourg. Les douanes ne sont véritablement pas faciles à trouver. Elles sont au pied de l’immense dock à Cargo à droite de la Baie. On peut facilement y accéder en annexe puis longer la côte sur la droite, elle se situe derrière un hangar, dans un petit bâtiment blanc.

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L’accueil y est exemplaire, et les formalités entrée et sortie se font en une fois dès lors que le séjour souhaité reste inférieur à 15 jours. J’en profite pour vous parler aussi du site internet Sail clear qui permet de faire des pré-clearances et d’éviter de perdre du temps à remplir manuellement les papiers aux Douanes. Reste à passer ensuite récupérer vos documents tamponnés.

Tout ce fait sur Internet pour les îles suivantes :

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Nous profitons de la proximité de notre mouillage avec le parc naturel des Cabrits pour nous rendre en annexe au Fort Shirley. Idéalement situé sur le promontoire Nord de la baie, le Fort vous offre un point de vue unique sur le mouillage. Quel travail de rénovation ! Grâce à des fonds provenant de différents pays, la rénovation longue (sur des dizaines d’années) est enfin finalisée pour la parie principale du fort. De nombreux autres bâtiments restent en ruines à gauche et à droite, dans la jungle du parc environnant. Nous y croiserons aussi de nombreuses bébêtes comme des lézards, des crabes et un serpent absolument inoffensif. Encore un témoignage et un vestige des combats opposant Francais et Anglais dans la Caraibe.

Sur le retour, à deux pas de notre cata, nous rencontrons un nouvel équipage : le « Sweet Ella », de Julie, Chris et Louise (7ans).  Belle rencontre que nous poursuivons autour d’un verre chez Cathrina la propriétaire du Bar Rasta, car le Vendredi soir c’est concert Reggae. Ambiance hyper conviviale où les voileux côtoient les locaux…

A noter aussi le BBQ organisé par l’association « PAYS » pour tous les voyageurs. Un bon moyen d’échanger et de sympathiser avec les locaux et les autres bateaux.

Infos pratiques

Si mes souvenirs sont bons, il y a 21 sites naturels en Dominique, où l’entrée est payante à 5 EC$. il existe cependant une possibilité d’acheter un pass week à 12$EC par personne permettant l’accès à tous ces sites pendant une semaine. De quoi faire de petites économies ! et gagner du temps dans les files d’accès.

Transport Collectif et location de voiture à partir de Portsmouth

Un réseau de bus collectif existe sur l’île, un peu dans le type Alluguer du Cap vert. Les trajets sont économiques, environ 1,5-3 EC$ par personne suivant la longueur du trajet, mais on doit attendre que le bus soit plein et ils ne servent malheureusement pas l’ensemble de l’île.

Nous avons loué pour deux jours notre voiture à Portsmouth chez Silver lining à 150 EC$ par jour négocié à 130EC$. Le véhicule était un Suzuki Vitara 4×4 d’occasion dans un état moyen mais qui a fait l’affaire et notamment sur les quelques pistes que nous avons empruntées. Caution empreinte CB négociée à 1500 EC$ au lieu de 3000 EC$

Silver Lining est juste à droite du pont enjambant  le début de l’Indian River

Prudence et sécurité au mouillage

Dominique, mouillage de Portsmouth
5 mars 2020

Peut être un épiphénomène !
Avant toute chose, je souhaite dire que nous avons adoré la Dominique et le contact avec ses habitants.
Malgré le fait que l’on se sente bien dans un pays, nous avons personnellement la volonté de maintenir un état de vigilance constant. Nous évitons tous signes extérieurs pouvant stimuler des convoitises, ne nous baladons jamais la nuit, ne laissons jamais l’annexe à l’eau et des objets importants à l’extérieur et fermons systématiquement le bateau même si nous dormons à l’intérieur.

Malgré toutes ces précautions, nous avons été victimes d’une tentative de vol le 4 mars 2020. Vers 23H, alors que nous étions presque endormis, un homme est monté à bord, pour voler ce qu’il pouvait trouver. Nous avons été réveillé, par ses pas sur le pont. Nous sommes immédiatement sortis, pour lui sommer, de quitter le bord.

Pris de panique, le jeune homme, est rentré à la nage, laissant la planche avec laquelle il était venu, attachée à la chaine de notre bateau. Dans sa fuite, il a laissé flotter un sac de jouets d’un de nos enfants, que j’ai récupéré avec mon annexe par la suite.

Bref, un acte de petite délinquance sans violence qui nous rappelle, la vigilance que nous devons conserver à tout moment, dans un voyage en bateau.

A noter que l’association des Boys boat « Pays » qui fait un boulot remarquable localement, nous a accompagné pour signaler cet acte, à la police. Elle était bien évidemment aussi désolée que nous de cette affaire, pouvant affecter l’image locale.

Après réflexion, nous ne pouvions laisser sous silence cette histoire, car pour une fois, la fin est heureuse…

Ceci dit, La Dominique mérite le détour et sa population est dotée d’une capacité de résilience rare.

Venez découvrir ses joyaux et restez sur vos gardes



Catamaran Boomerang

Indian River 

Peuplée par les Arawaks, puis les caraïbes (nom donné par les colons aux indiens Kalinagos), la Dominique fut « découverte » par Christophe Colomb un dimanche de 1493, ce qui lui valut son nom de Domingo en Espagnol, Dominica en Anglais et Dominique pour les français.

Arrivés près de 3000 ans av. JC, les indiens Kalinagos, s’y implantent en empruntant une rivière serpentant dans la mangrove, appelée aujourd’hui « l’Indian River », véritable perle de la Dominique à ne manquer sous aucun prétexte !

Nos amis Irlandais nous ont justement concocté une sortie matinale pour profiter au mieux de la magie des lieux et du chant des oiseaux qui l’habitent. Rendez-vous avec le boat Boy Martin de Providence à 7:00 pour nos deux équipages. La balade en barque à avirons menée de mains de maître depuis plus de 25 ans par Martin est époustouflante ! Au delà de l’anecdotique passage devant la « case de la sorcière », scène mythique des pirates de caraïbes, nous découvrons une nature pure et vivante. Nous nous enfonçons pendant près de deux heures dans ses dédales à la découverte de la mangrove jusqu’à un ancien village Kalinago où Martin, botaniste à ses heures perdues, nous fait découvrir moult plantes, fruits et arbustes,  tantôt médicinales, tantôt décoratives, voire même « sensitives »…

Les questions fusent et l’entente est si conviviale, que chaque enfant s’essaie à la conduite de la barque.

Passionné de guitare, Martin propose de nous jouer quelques morceaux du répertoire dominicain. Nous finissons donc comblés notre ballade sur le ketch des Irlandais, au rythme des musiques créoles et autres ballades irlandaises (violon)…

Le refuge des indiens Kalinago

A l’instar des autres îles des caraïbes, l’histoire de la Dominique est jalonnées de conquêtes et reconquêtes acharnées entre anglais et français, qui ne se solderont qu’à la signature du traité de Paris en 1763, plaçant cette île stratégique (situation centrale au sein des Caraïbes) dans l’escarcelle des Anglais.

Au cours de l’occupation tant française qu’anglaise, les colons se heurteront pourtant à  la végétation si dense et les reliefs si abruptes de cette île impénétrable, permettant aux kalinagos d’échapper à l’extermination et cantonnant la fureur colonisatrice dans les villes de Roseau (la capitale) et de Portsmouth.

En 1833, avec quelques années d’avance sur ses îles voisines, La Dominique abolit l’esclavage, devenant également une terre d’asile pour les esclaves de Martinique (41km au sud) et de Guadeloupe (29 km au nord), qui rejoignent les rangs des Kalinagos à l’aide de moyens de fortune.

Malgré les métissages, les Kalinagos revendiquent leur identité. Aujourd’hui quelques 3000 descendants indiens caraïbes, vivent dans un territoire de 1480 hectares, concédé en 1903 par les Britanniques autour de la ville de Salybia au nord de la Dominique. Ils y vivent principalement de pêche, d’artisanat et de tourisme, proposant un village reconstitué et vendant des produits issus de méthodes ancestrales. Nous ferons l’impasse sur cette visite devenue une attraction trop touristique à notre goût, privilégiant l’une des autres facettes de cette île : ses eaux !!

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L’escalier tête de Chien

L’escalier tête de chien, est une coulée de lave qui se jette dans l’océan. C’est un lieu surprenant que les Kalinagos se sont. très vite approprié. Le va-et-vient des vagues recouvrant les rochers est impressionnant. Les vagues se jettent et recouvrent une majeure partie des rochers, tout en remplissant de petites piscines naturelles cristallines où il est certainement possible par temps calme de s’y baigner…

Chocolate factory

Nous avons décidé d’aller visiter la seule fabrique de chocolat de l’île, tenue par Alan franco-écossais dont la famille est présente sur l’île depuis 3 générations. Alan tient un gîte et table d’hôte dans une maison coloniale de 1930, construire par ses arrières grands parents, dans un jardin luxuriant donnant sur l’océan : Pointe Baptiste Guest House

En parallèle, depuis quelques années, il fabrique son propre chocolat à partir de cacaotiers de sa propriété et d’agriculteurs voisins. Au cours de cette visite, nous découvrirons les principales étapes de la fabrication du chocolat : récolte, fermentation, séchage, broyage, tempérage et moulage.

Le résultat est bluffant avec du chocolat aux nombreux parfums et des truffes au Rhum succulentes.

Reds Rocks

A peine sortis de la chocolaterie, nous empruntons une route. sur une centaine de mètres en direction des fameuses Red Rocks.  C’est une formation côtière aux allures suréalistes formée de terre rouge, façonnée à la fois par la météo, et par l’océan. Le cadre est superbe et les couleurs captivantes. Cet endroit et ces roches rouges se jetant dans la mer valent vraiment le détour pour le plaisir des yeux et le dépaysement.


Les nombreuses plages du Nord

Vous découvrirez sur la côte Nord des plages plus belles les unes que les autres avec notamment celle de Toucari et celle privée de Batibou, considérée comme la plus belle plage de l’île. Nous les apercevrons de loin, car nous devons continuer la visite des autres sites.

 

La Dominique : de l’eau douce à profusion !!

Ici le climat est tropical avec des pluies abondantes qui alimentent, grâce à 365 rivières, ses 754 kilomètres carrés (46 km de long sur 25 de large). Ses habitants en sont fiers et revendiquent cette eau pure comme étant le principal vecteur de la longévité de ses habitants (selon leurs dires, la Dominique est le pays comptant le plus de centenaires au monde).

Le pays regorge de chutes d’eau, formant des piscines naturelles. Ile volcanique, à l’activité intense, on y trouve également des sources d’eaux chaudes dont le fameux « Boiling Lake » (Lac en ébullition), le deuxième plus grand au monde !

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C’est donc ce fil conducteur de l’eau sous toutes ces formes qui jalonnera notre découverte de la Dominique.

Encore sous le coup des courbatures de notre ascension du Mont Pelé en Martinique,  mais aussi par manque de temps, nous bouderons les 7 heures de marche nécessaires (aller/retour) pour rejoindre les rives de ce lac mythique, tout en sachant que nous le regretterons sans doute.

Chaudière Pool :

Nous rejoignons ce lieu idyllique, vierge de tout aménagement touristique, en bus local, accompagnés de nos inséparables irlandais.  Au bus stop de Bence, nous cheminons vers cette piscine naturelle, en empruntant sur quelques kilomètres une petite route à flancs de coteaux offrant une vue imprenable sur les vallées avoisinnantes.

En ce dimanche nous y retrouvons des jeunes dominicains (dont c’est le terrain de jeux), un couple de touristes américains et des expatriés en week-end, venus comme nous pour y passer une journée pique nique et détente.

Je regarde dubitative tous ce petit monde qui, de 7 à 62 ans, saute dans cette piscine aux eaux cristallines du haut des rochers qui la surplombent. Je sais que les risques sont quasi nuls, la profondeur y étant de 10 mètres…Mais pour moi : se jeter dans le vide, même avec 10 d’eau sous les pieds, c’est contre nature ! Que ce soit avec la pratique de l’escalade, du canyoning ou de la spéléologie, jamais je n’ai réussi à vaincre mes peurs. Pourtant l’envie ne manque pas.

Ayant pour moi la journée pour me raisonner et encouragée par l’enthousiasme de toute l’équipe … un peu aussi pour faire la fierté de mes enfants (qui eux y sont allés direct), et de mon Homme…je fini par sauter.

Le saut, l’impact quel pied !  Je prends tout mon temps pour remonter lentement à la surface et savourer cet instant de lâcher prise.

I did it indeed !!

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Titou Gorges : 

Beaucoup moins pittoresque car prise d’assaut par les tours opérators dès 9:30, cette gorge profonde et étroite, formée lors du refroidissement la lave, reste un incontournable de la Dominique.

Affublés d’un gilet obligatoire (2 EC/pers), Camille, Charles et moi ne résistons pas à l’appel de ces eaux douces et fraîches. La baignade est courte et ne nécessite en soit que quelques minutes pour remonter à contre courant vers la chute.

Pourtant,  nous y passerons un bon moment pour admirer le spectacle féérique de cette lumière canopée qui filtre au travers des arbres entrelacées en haut des murs ondulés de cette falaise.

Au sortir de la gorge Camille et Charles se jetteront sous les jets d’une source d’eau chaude, un vrai délice…

Les chutes jumelles de Trafalgar : 

Ce haut lieu touristique, le plus prisé des tours opérators, est célèbre pour ses deux cascades adjacentes de près de 60 mètres. La plus haute, nommée le « père » la plus petite, la « mère », dévalent  la falaise, se rejoignant avec fracas sur un lit de gros rochers dans une une cuvette verdoyante. Les plus téméraires pourront par beau temps, se risquer à escalader ces roches glissantes, pour se baigner dans des petits bassins chauds et froids. Nous préférons rebrousser chemin en quête d’un lolo (resto de bord de route) car la  faim commence à nous tirailler.

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Sur le retour, nous ferons les rencontres inattendues d’un crabe des forêts (nous apprendrons plus tard qu’ils sont très recherchés pour leur chair proche de celle des étrilles) et d’un phasme incroyable, que Charles osera prendre non sans quelque appréhension.

En route nous stoppons brièvement au Wotten Waven où nous montrons aux enfants écoeurés par l’odeur du souffre, des sources d’eaux sulfureuses… Mais nous avons loupé l’endroit, où il faut aller : Bongo Bath qui est un véritable havre de paix….

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Emerald Pool : 

Nichée au coeur du Parc National Morne trois Pitons, dans une végétation restée impénétrable, cette piscine naturelle, haut lieu de rassemblement des Kalimangos pendant des siècles, est un bijou !

Accessible par des sentiers pédestres à travers la foret tropicale, puis par la suite, à cheval sur une voie carrossable aménagée par les anglais pour ce rendre au village de Castle Bruce, cette piscine ne connaît de véritable essor, qu’avec la construction d’une route dans les années 1940.

Contre toute attente, cette piscine fourmille de vie ! A peine à l’eau, affublé de ses inséparables lunettes de natation, Charles s’écrit :    –  » maman, maman, un homard ! »

En fait, il s’agit de bébés Ouassous, ces délicieuses crevettes d’eau douces », que nous avions découvertes en Martinique (recette du Bateau copain Pégasus, bientôt dans côté cuisine). Je passe un bon moment à les observer. Elles sont rigolotes à fuir en sautant en arrière quand on les titille avec un petit bout de bois. Mon envie de faire main basse sur ces petites pépites est aussitôt calmé par l’interdiction de pêche dans cette réserve naturelle.

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Contre toute attente, cette piscine fourmille de vie ! A peine à l’eau, affublé de ses inséparables lunettes de natation, Charles s’écrit :    –  » maman, maman, un homard ! »

En fait, il s’agit de bébés Ouassous, ces délicieuses crevettes d’eau douces », que nous avions découvertes en Martinique (recette du Bateau copain Pégasus, bientôt dans côté cuisine). Je passe un bon moment à les observer. Elles sont rigolotes à fuir en sautant en arrière quand on les titille avec un petit bout de bois. Mais mon envie de faire main basse sur ces petites pépites est aussitôt calmée par l’interdiction de pêche dans cette réserve naturelle.

Direction : le Sud !

Roseau

Sur notre trajet en direction de Scotts Head village, nous faisons une halte à Roseau, capitale de l’île qui compte 20000 habitants. Cette petite ville caribéenne a tout pour nous charmer ! Des maisons colorées à perte de vue, le plus souvent en bois, des rues larges, pas de gros building. Entre les marchands ambulants et les petits écoliers en uniforme, les rastas et leurs plus beaux sourires, Roseau est une ville animée.  Il s’agit d’ailleurs d’une des plus petites villes des Caraïbes, le tour de la capitale se fait en moins d’une heure.

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Champagne Reef

En continuant à descendre vers le Sud, ne manquez pas le snorkelling dans les bulles de Champaign Reef. Des bulles, des poissons, des coraux et un bon moment de détente sur le bord de la route.

 Scotts Head village

On ne peut aller plus loin, en découvrant ce petit village, accroché à la montagne et surplombant un isthme reliant l’île au cap Cachacrou. Une montée sur ce cap est possible en voiture où à pied pour découvrir un panorama époustouflant.

La résilience des Dominicains face aux éléments

Durant ces 9 jours passés en Dominique, nous avons rencontrés nombre de ses habitants. Les échanges que nous avons eu avec eux étaient particulièrement riches d’enseignements. Ce qui nous a le plus marqué, c’est l’attachement qu’ils ont pour leur île et l’énergie déployée par tous pour lui redonner ses lettres de noblesse après le passage  dévastateur de l’ouragan Maria.

Difficile d’imaginer que toutes ces merveilles que nous avons eu le plaisir de visiter, étaient, il y a seulement 2 ans et demi, hors d’accès ! Que de cette végétation  luxuriante, tout feuillage avaient été arraché par des vents de plus de 350 km/heure ! Que 80% des habitations avaient perdues leurs toits ! Que des coulées de boues avaient emporté ponts et chaussée isolant ses habitants et contaminant ses eaux… Que le réseau électrique avaient été tellement impacté, qu’il leur aura fallu plus d’un an pour être rétabli. Maria aura tué 27 personnes, principalement du fait de coulées de boues.

« Maria a pris aux Dominicains tout ce qu’ils avaient à perdre » avait dit au lendemain de la catastrophe le premier ministre Roosevelt Skerrit. De France et avant le voyage, nous n’avions pas pris la mesure de ce cyclone de catégorie 5. Une fois sur place, et en découvrant les différents lieux, en écoutant les témoignages,  ça vous prend aux tripes !

Pour mieux comprendre ce qu’il c’est passé, j’ai cherché pendant un moment sur le net une vidéo permettant de prendre la mesure de cette catastrophe, celle qui suit (8 minutes) vous donnera un aperçu qui corrobore tout ce que nous avons pu entendre ici.

Steph et moi, restons aujourd’hui, marqués par la capacité des Dominicains à rebondir après le dernier cyclone Maria. Un exemple de combativité et d’engagement mental physique et psychologique que nos peuples européens auraient du mal à accepter !

 

 

 

2 Replies to “La Dominique : Dame Nature.”

  1. Superbe!!! Merci pour toutes vos informations et magnifiques photos et vidéos. On a hâte d’y aller à notre tour. Vennec Agnes et Bleuenn sur Pikou panez

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