Gran Canaria : des trésors au coeur de l’île

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Du 23 octobre au 31 octobre 2019

Après une traversée pénible entre Fuerteventura et Gran Canaria, due à un vent trop faible, qui plus est, plein vent arrière accompagné d’une houle sur les 3/4 avant, nous arrivons au mouillage de Las Palmas après 9 heures de navigation.

Quelques infos du mouillage de Las palmas à côté du port

Tout d’abord il y a de nombreux tankers un peu partout à l’ancre et en navigation puis des ferrys à l’entrée. Il s’agit avant toute chose de savoir qui est à l’ancre et qui est en mouvement. Je vous promets que ça prends un peu de temps.

Ensuite ne serrez pas la digue car il y a des bouées de mouillage peu visibles avec la houle. Allez chercher la bouée verte non présente sur les cartes. Une fois dans la rade, slalomez entre ferry, tanker et optimistes et lasers 😂
Le mouillage est bien visible au loin. Bondé, il y offre quelques places à condition de ne pas mettre trop de chaîne. Prévoir par sécu, les pare-battages.

Contrairement à ce que disent certains guides le mouillage est payant, basé sur la surface du bateau mais il est cependant pas très cher. Pour 89m2 soit 12m40 x 7m05 et trois jours : 19 euros. Je vous laisse faire votre règle de 3. Pour 5 euros supplémentaires, vous obtiendrez une carte pour vos accès aux douches du port.

Pour information, et si vous souhaitez faire les pleins d’eau, voir recharger vos parcs de batteries, vous pouvez contacter le port sur le canal 11, pour demandez d’accoster sur le ponton d’accueil, sur la gauche en rentrant dans le port, pour un temps limité bien entendu.

mouillage las palmas

L’essentiel du petit marin à Las Palmas

Mouillage plein centre ville avec quelques commodités du port (douche WC eau)
Mini Market sur le port
Nombreux ship de qualité
Avitaillements nombreux et de qualité notamment le Mercado Central

Nous décidons de rester quelques jours et de prendre notre temps avant d’aller plus loin. Dans l’ordre des choses nous sélectionnons les lieux à visiter ; La casa de Colon, où Christophe Colon a séjourné à plusieurs reprise avant ses expeditions nous séduit. Une bâtisse magnifique dans la vieille ville avec une histoire passionnante qui fait raisonnan ce avec notre visite de la réplique de la Pinta à Baiona (Espagne)

Petit tour aussi sur les pontons de l’arrivée de la Mini transat, et discussions avec le bateau à foil ayant terminé 3ième de la première étape. Quels engins incroyables qui sont en train de révolutionner la voile.

Et comme toujours dans notre croisière gastronomique, nous devons nous préoccuper de notre avitaillement. Je recommande particulièrement le Mercado central à 700 mètres du mouillage.
Des étals superbes, du poisson à gogo, des fruits et légumes locaux ultra frais, de la viande et exceptionnelle et un fromager du coin.

Nous décidons de ne pas louer de voiture sur Las Palmas et de ne pas laisser le bateau au mouillage pendant une journée. Malgré l’installation de pare-battages, nous avons touché un autre bateau la dernière nuit, une égratignure sur l’étrave (pointe avant de la coque)… Pas question donc de le laisser seul car le mouillage est très encombré, un peu comme aux Antilles diraient certains…

Après ces quelques jours de farniente, direction la côte Ouest de Gran Canaria et le port et mouillage de Puerto Las Nieves. Une navigation de quelques heures accompagné de notre bateau copain Pegasus. Alors que nous sommes au moteur à quelques miles de l’entrée du port…

Une histoire de Filet acte 1er

En Espagne comme aux Canaries, il y a toujours une histoire de filet, des filets de Lomo, des filets de Cerdo, des filets de Ternera et bien sur des filets de pêcheurs…Nous approchons donc de puerto Las Nieves, quand au détour d’un train de houle, se présente face à nous deux bouées !

Nous ne corrigeons pas suffisament rapidement notre trajectoire et faisons le mauvais choix de partir sur notre babord.

Bingo, c’est à notre tour de tester du filet de pêche.

Le bateau est stoppé net, les moteurs au point mort. Il faut se décider à aller à l’eau. Geneviève plonge et se rend compte que deux cordages bloquent les deux hélices, à 1M sous les coques.

Elle me demande un couteau, sectionne les bouts, un à un, et le bateau libéré reprends de la vitesse avec le vent.Il reste cependant un bout autour de l’hélice, et nager derrière un bâteau à la dérive à 1 ou 1,5 nds n’est pas évident.

L’instant paraît long mais nous retrouvons rapidement notre bateau dans son état initial.

Le filet ça c’est fait ! Avec une grosse décharge d’adrénaline en prime.

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Une histoire de Filet 2 ième acte

Ayant bien écouté l’histoire de mon ami pascal, qui a perdu pour les mêmes raisons, son catamaran en Indonésie (Désolé si cela te rappelle bien évidemment de mauvais souvenirs), je décide d’inspecter les compartiments moteurs pour voir si les cordages du filet n’aurait pas forcer sur le système de transmission. Cale bâbord RAS ….mais nous découvrons et restons bouche bée devant la présence de 5 cm d’eau dans l’autre cale.

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As t-on une entrée d’eau ?

Le cordage a t-il abimée les joints de sail drive.

Gros moment de solitude comme vous pouvez l’imaginer….Nous redevenons calme et décidons de vider tout cette eau pour y voir plus clair.

Nous ne constatons pas d’entrée d’eau de mer par le sail drive donc il nous reste deux autres hypothèses : fuite de la pompe d’eau de mer moteur mais le moteur tourne et on ne voit rien ou fuite de la pompe d’eau de mer pour l’alimentation de la cuisine. La pression est retombée, nous regagnons au moteur en contrôlant régulièrement, le port tout proche.


Malgré le ciel bas, le mouillage semble splendide, au pieds de grandes falaises, bordé d’une plage de sable noir et d’un village sympathique. 4 autres bateaux sont au mouillage derrière la digue des ferrys. Nous ancrons, coupons les moteurs et prenons rapidement un remontant bien mérité

Demain est un autre jour….

Puerto las Nieves.

L’essentiel du petit marin à Puerto las Nieves

Mouillage derrière la digue avant le port sur la droite au pieds des falaises.
Ne mouillez pas trop près des falaises, la tenue est moins bonne. (sable sur plaque de roche apparemment)
Agence de location de véhicules CICAR dans le bâtiment du Ferry
Nombreux restaurants dont COFRADIA
Hiperdino et Lidl à quelques kilometres (taxi)
Piscines naturelles à proximité

Il est tôt, le soleil se lève tranquillement derrière les falaises. Pour une fois depuis 10 jours, le ciel est bleu, sans nuages, l’instant est magique !

Nous découvrons ce cadre exceptionnel, ce mouillage peu usité certainement car situé sur la côte Ouest de l’île. Les journées se passe tranquillement ici, entre réparation, baignade, et reflexion sur le programme des prochains jours.

Nous découvrons à proximité du port environ 900 mêtres, les piscines naturelles de Las Salinas, d’anciens marais salants réaméanagé en lieu de baignade. N’y aller qu’à partir de la mi-marée descendante car la pleine mer recouvre tout et ca peut etre dangereux avec la houle.

Nous passons un bon moment de baignade dans ces différents bassins aux eaux claires et poissonneuses, et observons le fameux crabe rouge Grapsus Adscensionis des Canaries.

Demain, il est temps de louer une voiture. L’agence CICAR .com est dans le port. 10H20 nous décollons accompagné d’une autre voiture et de l’équipage de notre bato copain Pegasus, direction les greniers de Santa Maria de Guia dans le Nord de l’île : le cenebio de valeron.`

Le Cenebio de Valeron

Au nord de Grande Canarie se trouve un des sites archéologiques aux dimensions les plus spectaculaires des Îles Canaries : le monastère de Valerón. Il s’agit d’un énorme grenier collectif que les anciens canariens ont aménagé pour stocker les céréales, aliment de base de leur régime. L’ensemble est constitué de plus de 300 silos taillés dans la roche tendre, connectés entre eux à différents niveaux. Cet ouvrage de génie civil préhistorique vaut la peine d’être visité pour sa valeur patrimoniale et culturelle. Nous prenons ensuite la route de la Caldera de Bandama

la Caldera de Bandama

Située entre les communes de Santa Brígida, Telde et Las Palmas de Gran Canaria, le parcours passant par la caldera de Bandama s’étend par les ravins de Las Goteras et Guiniguada, en direction de la côte. Cet espace d’une grande richesse naturelle s’est formé il y a cinq milliard d’années en même temps que le volcan Pico de Bandama. La caldera présente 216 mètres de profondeur, 574 mètres d’altitude au dessus de la mer et mille mètres de diamètre. En plus de sa valeur géologique, on peut aussi citer le site archéologique Cueva de los Canarios (la grotte des canariens), que les anciens habitants utilisaient comme silo pour ranger les récoltes et les aliments.

L’endroit est sublime et domine la partie Est de l’île. Nous Picniquons par grand soleil avec ce panorama d’exception. Nous quittons ensuite ce lieu pour le point le plus haut de l’île.

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Le pic del pozo de las Nieves et le roque Nublo

C’est le plus haut sommet de l’île : il s’élève à 1 949 m. Le paysage depuis le mirador est exceptionnel par temps clair. La vue s’étend sur l’autre côté, le nord-ouest de l’île, dominé par le piton du roque Nublo, au-dessus du lac de barrage de la Presa de los Hornos. Et le dicton canarien dit que  » si l’on voit Fuerteventura, c’est que la pluie arrive « . Ce pic doit son nom aux excavations naturelles d’origine volcanique dans lesquelles les religieux gardaient la neige en réserve parfois jusqu’en été au XVIIe siècle, à des fins domestiques : congélation, propriétés analgésiques et anti-inflammatoires pour administrer des soins.

Le panorama est unique et je vous conseille d’y monter et d’emprunter des routes de montagne incroyables. Nous y cueillerons d’ailleurs dans sa montée de magnifique Châtaignes à cuire ensuite sur le bateau.

On continue notre route le long de routes plus scabreuses les unes que les autres, en direction d’Artenara

Artenara et ses habitations troglodytes

Une route difficile, mais magnifique, vous conduit au village d’Artenara qui, avec une altitude de 1 270 m, est le village le plus élevé de l’île et aussi l’un des plus anciens. Une statue du Christ avec les bras ouverts qui rappelle la célèbre statue de Rio de Janeiro accueille les visiteurs.

Accroché sur la pente de la montagne, cet étrange village est sans doute le plus spectaculaire de l’île, avec de nombreuses maisons troglodytes construites dans la roche solide de grottes de l’époque préhistorique. A noter cependant que quelques-unes d’entre elles, avec leurs façades peintes, ressemblent à des maisons ordinaires, et que la plupart comprennent tout l’équipement moderne

Nous décidons de visiter son musée. (Visite gratuite et offrande si vous souhaitez)

Juste passionnant de voir comment les canariens du XV siècle vivaient dans ces maisons. Cette maison musée est composée de plusieurs pièces toutes dans leur jus avec des explications notamment en français. Son propriétaire est unique et nous à même proposé de nous habiller en tenue d’époque. Un très bon moment partagé avec notre bato copain Pegasus.

Il est temps de se rentrer, nous empruntons toujours des routes où une seule voiture peut passer, des routes incroyables comme on peut en voir rarement avec des panoramas à couper le souffle, entre Artenara et Puerto de las Nieves.

Nous avons aussi fait l’impasse sur les dunes de Maspolamas, faute de temps mais aussi par ce que nous avons suffisamment contempler celle du sud Marocain, mais ces dunes semblent incontournables pour les gens en voyage.

Retour au port, nous préparons notre départ, pour la Gomera avec un pit stop sur le sud de Ténérife.

La navigation est tonique, avec le couloir d’acceleration entre les iles et la DST : le rail des cargos a coupé. Le vent accélère rapidement jusqu’à 30 nds mais nous sommes au portant doinc c’est gérable.

Mouillage Las Galettas sur Tenerife

Nous attérissons sur la plage de Las Galettas. Le mouillage est un peu rouleur mais sur du sable noir. L’ancre tient c’est lke princiupale. La meilleure zone est celle proche de la pointe sur tribord car ailleurs vous trouverez une multitude de rochers. Après vérification par Camille de notre ancre, avec notre chaine entourant un rocher, nous devons remouiller un peu plus loin.

Le lendemain pour se protéger un peu plus, direction le mouillage de Las Christianos en face d’une grosse station balnéaire. Sur la route, nous sommes au moteur, de par la proximité des deux mouillages. En slalomant entre les bouées, j’aperçois tout d’un coup, un morceau de filet flottant puis une petite tortue .

Ni une ni deux demi tour, et après deux tentatives nous récupérons cette petite bestiole et la libérons d’une mort certaine. Nous sommes fiers et heureux et pestons contre ces malotrus laissant dans l’eau des déchets plastiques emprisonnant ces jolis petites bêtes. Honnêtement, l’instant est chargé d’émotions et ça fait du bien.

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Mouillage Los Christianos

Arrivé à Las Christianos, croissant au passage des dauphins joueurs, nous mouillons face à une grande station balnéaire. Ce mouillage sur le sable, est tenable et permets aussi de l’avitaillement avec de nombreux commerces à proximité.

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Nous faisons l’impasse sur la visite du TEIDE plus haut sommet des Canaries et d’espagne car demain c’est une nouvelle île à découvrir : la Goméra.

Mais ça, c’est la suite de l’histoire

Bizh !

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