Fuerteventura : côté pile la Mecque des sports de glisse, coté face, farniente, plages et belles rencontres.

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Si a priori, Fuerteventura ne vaut pas Lanzarote en termes de découvertes et de « point of interest », nous y avons néanmoins prévu un « arrêt au stand » de quelques jours, au port de Corralejo, pour le Kite surf.

L’essentiel du petit marin au port de Corralejo

Mouillage protecteur sur sable derrière la digue du port malgré un gros trafic de ferrys
Nombreux restaurants et supermarchés bien achalandés dans le village dont un à proximité du port, avec des côtes de bœuf exceptionnelles (la viande me manquait)
Plages à proximité immédiate pour les enfants, avec des sculpteurs sur sable
Ville animée, surtout le soir et le week-end
Proximité de Lobos pour une sortie à la journée

Super coiffeur français : La peluqueria « La Folie », ne pas hésiter il vaut le détour ! www.peluquerialafolie.com

Médecin généraliste au top : parlant anglais, espagnol et allemand. Éminemment sympathique. Ne pas hésiter à consulter, elle sera de bons conseils pour compléter une pharmacie de bord : Dc Kerstin Werner

Pas de « ship » digne de ce nom !

Contrairement aux infos des guides, il existe des possibilités de mouillages : Corralejo, Grand Tarajal et Morro Jable pour ceux que nous avons pratiqués.

Partis de Lobos le matin, nous nous ancrons derrière la digue du port de Corralejo (pas évident de trouver de la place entre les nombreux corps morts). Même avec 20 nds de Nord Est, le mouillage reste confortable… Nous sommes entre 3m et 5m de hauteur d’eau et 20 mètres de chaîne. Nous voilà bien installés pour plusieurs jours. Soirs et matin, nous assistons à de beau lever ou coucher de soleil/Lune.

 

Côté pile pour Steph : Mecque des sports de glisse

Après avoir effectué un stage deux jours en France (merci nos amis sinagots), je souhaite donc approfondir l’expérience et ça tombe bien, nous sommes dans la Mecque des sports de glisse avec le surf, le Windsurf, le kite surf et le SUP et je compte bien en profiter.

Je choisis, dans une liste pléthorique, une des seules écoles de kite surf française à Fuerteventura. Les avis sur Trip Advisor sont parfaits, et l’idée d’un cours en Espagnol ne me séduit pas…

La voici cbcmfuerteventura.com

Laurent est français et vient de Perpignan. Rendez-vous est pris pour une première séance sur la plage. Objectif : maniement de l’aile. Je retrouve facilement les sensations vécues au mois de Juillet.

Le deuxième jour se passe sur l’eau, dans le petit lagon d’El Cotillo au Nord de l’île, où sont concentrés tous les spots de kite et de surf. L’endroit est vraiment joli et la séance est instructive. J’arrive à sortir mais pas à me maintenir sur la planche. On verra ça demain.

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Le troisième jour se passe en pleine mer entre Corralejo et Los Lobos. Nous atteignons le spot en Zodiac et sommes lancés dans le grand bain, au milieu de pas grand-chose. La difficulté est la grande houle, qui ne me simplifie pas la vie.

Je multiplie les départs, mais j’ai toujours autant de difficulté à me maintenir sur la planche et je regrette bien évidement mon adolescence qui n’a jamais ou rarement vu une planche à voile. J’étais plutôt attiré par le dériveur et le déjà le catamaran de sport. Bref la séance est compliquée pour moi, et je fais pas mal le sous-marin. Je « mange » beaucoup d’eau, jusqu’au moment où j’en prends un seau dans l’oreille avec une pression relativement forte. La séance tire à sa fin, le zodiac nous récupère et nous rentrons au port.

Dans la nuit, de fortes douleurs apparaissent dans mon oreille, irradiant au passage ma mâchoire. Geneviève prend sa casquette d’infirmière en chef, et m’administre de l’Ofloxacine et un doliprane. La douleur s’estompe, et RDV est pris chez le médecin le lendemain ; résultat otite externe assez courant chez les surfeurs et les plongeurs. Je découvre un nouveau monde, et mets en Stand-by le Kite et les baignades pour quelques jours.

Merci à Laurent car j’ai quand même progressé durant ces 3 jours. RDV est pris pour un autre stage sur l’île de SAL au Cap vert. On ne lâche rien et quand on est mauvais, on continue l’entrainement 😀

PS : conseils reçus s’enduire les oreilles d’huile d’olive ou d’amande douce avant chaque session, ça évite les soucis d’otite ou mettre des bouchons d’oreilles.

 

Côté face pour les enfants et moi : farniente, plages et belles rencontres  

Si Steph s’éclate en kite, je ne suis pas en reste avec les enfants. Une fois la séance d’école passée, nous prenons le temps de vivre. Baignades au bateau ou sur les plages, flâneries et glaces dans le centre-ville.

Nous poussons même le vice pour faire une séance familiale « coiffeur », Steph lui n’en a de toute façon pas besoin !

Pour Charles c’est une nécessité, j’ai déjà fait quelques séances sur le trampoline pour lui ratiboiser la frange qui lui arrive aux yeux…mais je suis loin d’être une pro !

Pour Camille, c’est le comble du bonheur : Coupe + brushing ! « Maman, c’est trop beau les cheveux ondulés… »

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A ce moment-là, on se demande vraiment pourquoi on s’embête à trouver des idées d’activités originales ?

Pour moi c’est cool aussi, parce que le dit coiffeur, est un français hyper sympathique et qui plus est voileux. David s’est installé à Corralejo, avec sa femme Virginie, depuis quelques années. A delà d’un travail irréprochable en matière de coupe de cheveux, d’une déco plus qu’originale, le salon recèle quelques surprises. Quoi de plus sympathique de se voir offrir une « binouze » en attendant la fin d’une coupe (de cheveux) ? Oui, oui, une bonne pression fraîchement tirée à l’arrière du salon !! Le salon fait aussi des tatouages. Ici aux canaries c’est monnaie courante, et toute l’équipe du salon en est la meilleure preuve.

Du coup de fil en aiguille, nous aurons aussi des bonnes adresses :

Pour manger des poissons : Gregorio El Pescador, pour gouter du cabri (spécialité locale) : la Casa Manolo, pour des tapas : le Pata Negra ou Tapas Oscar. Et quand on en a marre des plats locaux, un bon italien avec des bonnes pizzas, on en rêve ! Pizzeria Di Napoli, tenue par son frère et que l’on a testée pour vous, au top dans un joli décor.

C’est aussi David qui nous a donné l’adresse du médecin, pour l’otite de Steph. Une pro, qui en début de consultation, nous conseille d’aller au centre publique de secours, car avec la carte européenne, la consultation y est gratuite. Nous y étions déjà allés, mais avions fait demi-tour en voyant la file d’attente : un seul médecin le week-end.

Allemande, parlant couramment anglais/espagnol, Dc Kerstin Werner, est une généraliste comme on en voudrait beaucoup plus. Au-delà du diagnostic, que nous avions déjà subodoré, nous avons eu droit à un cours sur le fonctionnement de l’oreille, les otites externes et moyennes, avec la méthodo pour leurs diagnostics et les traitements en conséquence. C’était d’autant plus intéressant d’en comprendre in situ le bon usage parce que j’ai dans ma pharmacie de bord l’otoscope de mon père. Je l’avais pris au cas où, parce que Charles était souvent sujet aux otites. Bien m’en a pris car elles font souvent partie de la « bobologie des kite surfeurs et plongeurs » et qu’il est difficile de poser un diagnostic sans.

Au mouillage de Corralejo, nous avons fait la rencontre de nouveaux équipages avec des enfants. Petit apéro sympa en compagnie des équipages de Jacotte : Benji, Elena, et leurs 2 enfants et et de français sur un outremer 55 Xavier Nathalie et leurs 3 filles, nous faisons tous route vers les Antilles et aurons certainement l’occasion de nous revoir.

Nous quittons Corralejo, le lendemain pour rallier le mouillage du port de Gran Tarajal au sud de l’île. Une navigation sensée être cool avec peu de vent…

Une fois la grand-voile hissée, j’en profite pour téléphoner à maman, mais très vite je raccroche car Steph, m’interpelle : de gros cumulonimbus se profilent à l’horizon. Le vent monte vite, en l’espace de 10 minutes nous passons d’un vent plutôt pépère de 10 noeuds à 30 nds ! Pas question de laisser la voile pleine, nous prenons 2 ris en attendant le grain qui se profile.

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Certains d’entre vous, néophytes en voile, se demandent peut être de quoi nous parlons ? Le jargon des voileux pouvant être aussi obscure que celui d’un informaticien (je n’ai rien contre, mais je suis très vite larguée). Donc pour les néophytes, quand le vent augmente de façon soudaine et importante, (dans ce cas précis on est presque sur du x2), plusieurs options s’offrent au navigateur :

1° – changer de cap et offrir une prise au vent dans la voile moins conséquente (le vent frappe moins fort la voile quand il arrive de l’arrière que quand il est à sa perpendiculaire), c’est la fuite;

2° – garder son cap, en réduisant la voilure, c’est ce qu’on appelle prendre des ris. Notre grand-voile possède 3 niveaux de réduction et notre génois (la voile d’avant) peut être enroulée sur elle-même.

La prise de ris est souvent un moment de stress, car elle implique systématiquement une dégradation des conditions météo. Dans notre cas, il faut se rendre en pied de mât pour affaler une partie de la voile, et effectuer les réglages nécessaires. Pour y arriver il faut amener le bateau face au vent pour permettre à la voile de descendre (difficile à faire, voire impossible si le vent est encore en appui). Le bateau en perte de vitesse, est alors malmené par les vagues, la houle et le vent. D’où l’intérêt d’anticiper toute navigation en adaptant les voiles au plus juste et surtout à la puissance e maximale des rafales, quitte à naviguer parfois sous toilé.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, avec Boomerang, dans des conditions un peu rock and roll, la prise de ris n’implique pas forcément une perte de vitesse. Le bateau peut avancer aussi vite qu’avant la réduction de la toile, mais par contre il progresse de façon beaucoup plus confortable, l’équilibre du bateau étant meilleure.

Avec Steph, nous commençons à être à l’aise avec les prises de ris sur Boomerang. Chacun est à son poste. Steph aux manœuvres et moi en pied de mât. Avant chaque départ, nous checkons systématiquement la méteo. Dans certaines régions comme les Canaries, la plupart des fichiers météo sont sous-estimés. Nous avons pris l’habitude de nous référer à la vitesse des rafales plus qu’à celle des vents constants annoncés.

Dans le cas de notre navigation vers Grand Tarajal, une dépression était bien annoncée. Elle s’est juste présentée avec ½ journée d’avance sur les prévisions.

Lancés sur des rails, nous arrivons 6 heures plus tard au port de Gran Tarajal avec une moyenne honorable de 8,75 noeuds. Nous y retrouverons l’équipage d’Aélig avec qui nous passons une excellente soirée.

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L’escale du petit marin à Gran Tarajal :

Petit port un peu venté

Toute commodités mais pas de Wifi

Pas d’accueil à la VHF, car géré par les vigiles

Cofradia pescadores restaurant simple servant des poissons ultra frais avec le sourire

Supermarché Hyperdyno en centre-ville, avec livraison au port gratuite dès 60 euros d’achats

200 statues réparties dans la ville et street art à tous les étages

Mouillage devant une plage magnifique de sable noire

La ville n’a rien d’extraordinaire, mais elle a fait le pari des arts de rue : 200 statues et de multiples tableau de Streets-art jalonnent la ville. Au pied de la cité une magnifique plage de sable noire nous attend.

Nous quittons Gran Tarajal pour rallier l’extrême pointe de Fuerteventura. Les conditions sont au top. Voile pleine, pas de mer, entre 25 et 30 nds constants, un vrai bonheur pour le capitaine. Nous frisons encore les 15 noeuds de vitesse dans des surfs endiablés…

Nous stoppons plus tôt que prévu, séduit par le mouillage de Morro Jable avec ses eaux cristallines et sa dune de sable.

Temps à la cool sur le bateau, couché tôt. Demain départ pour une nouvelle aventure à la découverte d’ l’île de Gran Canaria.

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