Le Tage et Seixal la lagune oubliée

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Je rédige pour la seconde fois cet article. Au moment de publier tout à planté ! 😡
Il est minuit passé et je m’attelle à ma tache chronophage : partager notre vécu, nos rencontres et nos émotions. Cette seconde version ne sera peut être pas aussi bonne que la première…

Avant de débuter ce voyage, j’ai parcouru des centaines de blogs à la recherche d’informations, à mon tour de partager, d’échanger et de noircir cette page blanche de mon cahier « virtuel ».

Nous nous sommes donc arrêtés à Cascais pour faire réparer notre gennaker abimé.

Nous partons dans l’après midi pour Lisbonne et plus précisément Seixal sur le conseil avisé d’amis.

Nous nous dirigeons tranquillement vers l’embouchure du Tage, quand soudain nous sommes pris entre deux feux. Le fort de Sao Julia da Barra à bâbord crache ses canons, celui de Sao Lourenço au milieu de l’estuaire à tribord réplique. Nous imaginons facilement l’importance de ces forts, voici des centaines d’années pour protéger des assaillants, la ville importante et chargée d’histoire de Lisbonne.

Notre progression est lente, sans vent et avec le courant contraire, la vitesse au fond est parfois limitée à 1,7 noeuds. J’envoie les voiles et de temps en temps, démarre les moteurs. Le pont du 25 avril me sert de guide. Je m’imagine facilement 30 ans en arrière, à contempler le même pont Golden Gate Bridge à San Francisco.

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Nous avançons tranquillement mais surement, après plusieurs bords sous voiles, la tour de Belem nous saute au yeux…


Quel spectacle ! Découvrir une ville par la mer est toujours chargée d’émotions. Nous avançons sereinement et contemplons les berges du Tage, quand soudain le Monument à l’effigie de Vasco de Gama nous gifle d’un coup d’un seul !

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Nous sommes bien à Lisbonne, ville maritime par excellence…

Reste une épreuve pour nous , le pont du 25 Avril

J’hésite, vais-je faire demi tour, ou continuer ma route.

Boomerang va t-il passer cette épreuve ?

Je maintiens le cap , retiens ma respiration…


C’est passé sans soucis, en fait nous avions de la marge, et suite à cela le Christo Rei nous salue, on se croirait à Rio de Janeiro.

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Nous obliquons directement vers la rive sud du Tage, contournons la pointe de Cacilhas et embouquons le chenal en direction de Seixal. La progression est toujours lente en raison du courant contraire et la tension est à son maximum eu égard au trafic important de ferry.

Quelques miles plus tard, nous nous dirigeons à tribord, dans le chenal secondaire de Seixal et découvrons une lagune préservée, calme et reposante. Une fois à l’intérieur de cette petite mer, nous jetons l’ancre face, sur la rive nord à d’anciens moulins à marée et sur la rive sud à un village de pêcheurs ayant conservé son authenticité.

Notre premier véritable coup de coeur au Portugal

Seixal, un Havre de Paix.

Reliée au Tage par une lagune, ancienne cité de villégiature pour l’aristocratie lisboète au 17ièmesiècle, la ville compte aujourd’hui 158 000 habitants. Une population résolument populaire, attirée par un coût immobilier attractif à 15 minutes en ferry du centre de la capitale.

La lagune où nous mouillons a conservé tout son cachet d’antan : petit port, petites ruelles colorées, « plageounettes » familiales font face à d’anciens moulins à marée et à une vielle usine de morues séchées aujourd’hui en ruines. Impossible de chasser le naturel ! Il revient toujours au galop ! Steph comme moi, nous prenons au jeu d’une rénovation. Bon plan pour une retraite ou gîte sympa… nous apprendrons plu tard que de nombreux étrangers (principalement français et suisses) s’y sont implantés ces dernières années. Ces ruines sont propriété de l’état et en zone naturelles.

La nuit ici est féérique. A l’écart des bruits de la capitale, à l’abri du vent et des vagues, le soleil disparait. Toute la côte s’illumine. On aperçoit au loin la statue immense du Christo Rei et le pont du 25 Avril.

A marée basse, l’anse se découvre, les pêcheurs de palourdes s’affairent. Pêche au trou, pêche au râteau, à la bèche, à la main, c’est selon les compétences. On interpellera des pêcheurs à leur retour pour en acheter 2 kg pour 10€, et savourer qui des palourdes à la portugaise ou en papillote (voir côté cuisine).

27/08 :

Après une nuit des plus calmes, petit tour au port ou nous déjeunons au Lounge Café Letras Talheres pour 3 francs 6 sous. Carlos a ouvert ce restaurant juste en face de la marina, au RDC du local du Parti communiste Portugais, il y a un an. Son concept : une cuisine maison simple avec des produits frais à très bon marché. Ouvert dès 9h00, il vous servira en continu jusqu’à 21h00, des brunchs, tartines, plats typiques, ou rien qu’un pot sur sa terrasse pour admirer le soleil couchant. Nos coups de cœurs chez lui : son Bachalao ar Bras, plat de morue typique que je vais m’empresser de copier, une délicieuse mousse au chocolat et le dessert portugais par excellence le Bolo de bolacha. Ce petit restaurant sans prétention et accueillant, à la déco sympa nous a conquis. Si vous y faîtes un tour, signez son livre d’or et saluez le de la part de Boomerang !

Petit avitaillement dans une supérette, tour à l’office du tourisme pour prendre une douche, sièste à la plage avec les enfants, puis retour au bateau pour une séance de toilettage de la ligne d’eau. Le courant est fort, l’eau trouble, il y a pléthore de méduses, mais l’eau est à 22° et Boomerang à des poils aux pattes !

On programme la visite de Lisbonne avec les kids, on essaye de mettre à jour le site, et Dodo !

L’essentiel du petit marin de Seixal

Mouillage possible dans la lagune dans un environnement exceptionnel
Restaurant de qualité chez Carlos en face du ponton (Le Parti communiste portugais est à l’étage)
Nombreux pubs magnifiques dans le village
Possibilité de bouée à 8 euros par jour
Ravitaillement dans des supérettes
Lidl à 2 kilomètres
Douche à l’office du tourisme
Ferry pour Lisbonne tous les 25 minutes
Trajet de 15 minutes à 2,5 euros/pers/aller
Possibilité d’acheter des palourdes directement aux pécheurs pour 5 euros le KG à marée basse autour du bateau

 

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