Terre de Haut

Aout 2024

Il y a un peu plus d’un an, fatigués d’un passage du canal de la Dominique un peu musclé et trop pressés d’arriver à Deshaies pour montrer notre nouvelle maison aux enfants, nous avions fait un passage éclair aux Saintes. Une nuit au mouillage et un pt’it tour au Village de Terre de Haut, c’est tout ! 

Il était donc plus qu’urgent de retourner en mode « voyage » dans ce micro archipel vanté par tous, terriens comme marins. 

 

L’essentiel du petit marin :

Capitainerie : Canal VHF 12

Les Saintes Multiservices, joignables sur le Canal VHF 8, sont très bien organisées et

proposent les services suivants :

  • 82 bouées d’amarrage, le mouillage sur ancre peut être toléré (hors zone) uniquement si le nombre de mouillages disponibles est insuffisant pour accueillir tous les bateaux. Paiement au nombre de nuit valide pour l’ensemble des bouées du parc, collecte effectuée par la vedette LSM (matin et/ou soir). Prix dégressif à partir de 7 jours.
  • cybercafé ouvert du lundi au samedi de 09h à 12h puis de 14h à 20h
  • service de réception de courrier / colis
  • Des bulletins météo gratuits
  • 4€ / clearance
  • L’eau potable disponible 7j/7 sur le ponton du débarcadère. Prix en fonction du volume. Capitainerie canal VHF12
  • Service de laverie : lavage/sèchage : 12 €
  • Wifi gratuit pour les usagers

Mouillages coups de cœur❤️

Terre de Haut :

Petite Anse près du Pain de Sucre et Îlet Cabri.

Terre de Bas :

Anse Fidelin (Grande Baie) et Anse à Dos.

 

Les Saintes, archipel dans l’archipel. 

Les 9 petites îles paradisiaques, situées à 15 km de la pointe Sud de Basse-Terre, dépendent de la région Guadeloupe. 

Découvertes en Novembre 1493, elles sont baptisées par Christophe Colomb selon le saint du jour, « Los Santos », en hommage à la Toussaint. 

Aujourd’hui, seules 2 d’entre elles sont habitées : Terre-de-Haut, 6 km2 (la plus touristique), compte 1500 habitants, contre à peine 900 âmes pour Terre de Bas, 6,8 km2 (la plus sauvage et authentique).

Deux îles, deux atmosphères, des rivalités, c’est l’histoire d’un petit bout de terre que les amérindiens caraïbes avaient appelé Caaroucaera, « les rochers arides »…

Caaroucaera : la quête de l’eau

Si la vie d’aujourd’hui s’apparente à un petit paradis, il n’en a pas toujours été le cas. L’archipel est aride et l’eau est une denrée rare qui va marquer le quotidien des saintois. 

La visite du fort « Napoléon », qui surplombe la baie de Terre de Haut, nous apporte de nombreux témoignages de cette quête. 

C’est pour cette raison que les amérindiens Caraïbes n’ont jamais habité de façon permanente aux Saintes, quand aux colons européens, ils devront lutter pendant des décennies pour s’y installer définitivement, la construction de plus d’une dizaine de citernes au 19ieme siècle, ne réglant qu’une partie des besoins. En 1901, Sauzeau de Puyberneau écrira : 

« Les quelques mares artificielles et les citernes ne peuvent fournir de l’eau potable pendant plus de cinq mois…Jusqu’à ces dernières années, l’approvisionnement en eau a dû se faire dans les communes de Guadeloupe voisines… » 

La quête de l’eau est donc pendant longtemps une véritable corvée : femme et enfants, le seau sur la tête ou à bout de bras, s’épuisent à aller chercher leur eau à la citerne du Fort Napoléon ou sur la route de la Vigie à la « Convalescence ».

En empruntant cette route bétonnée abrupte vers le sommet du Chameau, point culminant de l’archipel (309 mètres), nous en prenons la pleine mesure en arrivant au site de la « Convalescence ». Cette citerne de 40000 litres, construite en 1868, devait assurer l’approvisionnement en eau de la caserne des Deux-Mamelles (lieu de convalescence de l’armée). Située à 180 mètres d’altitude, c’est un simple barrage en bas d’un glacis naturel à flanc de montagne, permettant la récupération des eaux pluviales. Aujourd’hui le glacis rocheux est recouvert de végétation parasite et le réservoir contient plus une eau croupie qu’une eau potable. 

L’arrivée tardive de l’eau courante aux Saintes dans les années 1960, apporte donc une réelle amélioration des conditions de vies des habitants. Couplée à l’installation des réseaux d’électricité, et le développement des bateaux à moteur, les Saintes sortent de leur isolement et se tournent très rapidement vers le tourisme. 

Une terre de marins et de pêcheurs 

Sans eau, l’archipel n’est pas concerné par le développement des « îles à sucre ». Donc ici, peu d’esclaves, si ce n’est pour des « usages » domestiques. Le relief accidenté et aride, ne permet pas d’agriculture à grande échelle, à l’exception de quelques cultures maraîchères sur les terres plus fertiles de Terre-de-Bas. La population s’est donc naturellement tournée vers la mer pour ses moyens de subsistance. La pêche est devenue l’activité économique centrale, et la tradition maritime des Saintes est forte. Il est vrai que la population locale descend en grande partie de colons français, notamment normands et bretons (encore ces irréductibles gaulois 🤣) venus s’installer au XVIIe siècle.

Cette existence rude, dépendante de la mer, avec des moyens limités de subsistance, un cocktail qui nous fait penser à celle de nos îles du Golfe du Morbihan ou celles d’Houat et Hoedic. 

Pêche à la sène et remontée des Saintoises (Crédit photo – Brochure Guadeloupe – 1974)

Les « Saintoises » emblèmes du patrimoine culturel 

Les Saintes nous rappellent aussi leur cousine anglo-saxonne, Bequia. Une île aux contraintes similaires. Les deux étant également connues pour leur chantiers navals. Ici, comment ne pas vous parler des « Saintoises » devenues un des emblèmes du patrimoine culturel des Saintes ? 

Une salle du musée du fort Napoléon leur est consacrée. Elle retrace l’histoire de cette embarcation mise au point au XIXeme siècle, sans doute par des marins Bretons (Cocorico !!). Ce canot n’est pas sans rappeler  nos Sinagots du Golfe du Morbihan. Quoiqu’il en soit, la Saintoise avec ses qualités marines a détrôné très rapidement la pirogue en Guadeloupe et le gommier couramment utilisés en Martinique et en Dominique. 

L’originalité de cette barque aux formes effilées tenait d’abord à sa très grande voilure qui, placée très en arrière, rendait sa navigation ardente et rapide, requérant une grande habilité des marins qui jouaient le rôle de balanciers. 

En flânant sur la toile, j’ai trouvé le témoignage touchant de l’aspirant Charles MILLOT embarqué sur la Frégate-école l’Iphigénie début 1900, qui relate la mise à l’eau d’une saintoise et surtout la participation de toute la population à cet événement. Voici son croquis et ses commentaires : 

« Nous avons pu voir depuis le bord le lancement d’un cotre. Cette opération s’effectue d’une façon très rudimentaire. Ce cotre avait été construit sur la plage, parallèlement à elle, et à environ une trentaine de mètres du bord de l’eau. Lorsqu’il s’est agi de le lancer, on a d’abord été forcé de creuser le sol vers la quille, car le bâtiment s’était enfoui dans le sable mou. Puis à l’aide de rouleaux et à bras, toute la population s’en mêlant et poussant de grands cris – le cotre a été porté parallèlement à lui-même jusque vers le bord. Là, au moyen d’une amarre venant de l’avant et frappée sur une ancre mouillée au large, on l’a fait pivoter sur l’arrière et on a achevé le lancement, non sans difficulté. Toute l’opération n’a pas duré moins de une heure et demie ».

En nous rendant, à « Vielle Ance », dans la baie de Marigot, nous poussons la porte du chantier d’Alain Foy. Ici, l’homme est connu comme le loup blanc pour avoir su perpétuer et faire évoluer le savoir faire particulier des saintoises. Alain Foy, nous accueille en toute simplicité et nous  confie son histoire et sa passion. Il vient de livrer une saintoise traditionnelle destinée à un compétiteur du Traditour.

Les régates en Saintoises traditionnelles sont devenues une activité sportive très prisée en Guadeloupe et se démocratisent rapidement depuis la création du tour de la Guadeloupe à la voile traditionnelle (T.G.V.T.) en juillet 2001.

 

Une jolie vidéo réalisée par les Témoins d’outre-mer vous présente le personnage particulièrement attachant, qui créa dans les années 1960 à l’arrivée du moteur hors-bord, la «saintoise à moteur». qui fera l’unanimité des pêcheurs des îles des petites Antilles.

Les Témoins d’Outremer (LTOM).

Outre la construction du fameux canot, Alain Foy est un artiste accompli. Il nous confie se passionner pour les sculptures de poissons, avec lesquelles il souhaite créer un musée. Il travaille aussi le bois pour faire du mobilier avec des inclusions de coquillages, sable… dans de la résine. Il nous fait visiter son atelier d’exposition. Une rencontre riche de partage comme on aime. 

Le bastion « imprenable » de Napoléon III

Le charme naturel des Saintes est aussi rehaussé par l’évocation historique des lieux. Des colonisations ratées et des batailles sanglantes les font plusieurs fois changer de nationalité. Elles sont les témoins direct, du plus grand affrontement naval entre l’Angleterre et la France dans la Caraïbe le 12 avril 1782, la fameuse Bataille des Saintes, où l’escadre française commandée par le Comte de Grasse fut défaite par la flotte britannique de l’Amiral Rodney. Cette victoire devait avoir, par la suite, une importance primordiale quant à la suprématie anglaise sur les mers. 

Les Saintes deviennent définitivement françaises en 1816 ! Pourtant Napoleon III voulant en faire un bastion imprenable, y fait construire, un ensemble de fortifications et de batteries dont le Fort Napoléon sur le Morne à Mire et le Fort Joséphine sur l’îlet Cabrit. Pour la petite histoire, il n’y mis jamais un pied, et les fortifications n’auront eu de réel usage que pendant la seconde guerre mondiale. en servant de camp d’internement de Français d’origine italienne et libanaise soupçonnés de dissidence. 

Aujourd’hui, la visite du Fort Napoléon est sans conteste à faire pour ceux qui veulent s’imprégner de l’Histoire de l’archipel et du mode de vie des Saintois. Du port, une belle marche vous attend pour rejoindre ses jardins. La vue à l’arrivée, vaut le coup de l’effort ! Des 120 mètres du Morne Mire, vous aurez une vue imprenable sur la Baie et sur Basse-Terre.

Le bourg

C’est la première vision des Saintes quand on débarque à Terre. Des ruelles étroites et colorées s’entremêlement proposant de nombreuses boutiques et des restaurants. Pour celui qui sait prendre son temps, idéalement le matinn à la fraîche ou le soir au coucher du soleil, quelques pépites hors santiers battus méritent le détour (en évitant aussi l’affluence des touristes).

Le Salako 

Sur la place de la mairie, un monument surprenant, a été érigé à la mémoire des marins-pêcheurs saintois disparus en mer. Cette sculpture, presque grandeur nature, représente un pêcheur debout dans son canot appelant désespérément son compagnon disparu. Deux symboles identifient le pêcheur : la Saintoise dont nous avons déjà parlé et le «Salako».

Ce large chapeau en fibres végétales tressées coiffait à l’origine l’infanterie coloniale de marine du Tonkin. Importé par des engagés annamites, il a été adopté par les pêcheurs saintois. 

Même si son usage s’est fortement raréfié, il est encore porté par certains pêcheurs pour lesquels c’est un parfait accessoire de travail, protégeant du soleil comme de la pluie. La silhouette particulière de ce couvre-chef se repère de loin en mer et aide à identifier un bateau saintois. Les anciens de l’archipel le portent également lors de promenades dans les rues aux heures ensoleillées.

Il serait toujours fabriqué à Terre de Bas, par quelques anciens qui détiennent encore ce savoir faire. En attendant, il est possible d’en acheter à la Boutique du Rhum à nos amis Lenaig et Sébastien (bateau copain du 1er voyage, installés depuis aux Saintes).

Les Tourments d’amour, un mythe ?

Impossible de venir aux Saintes sans goûter à « La » pâtisserie emblématique des Saintes : les fameux « Tourments d’amours ». Selon la légende, une femme tourmentée par le retour de son mari parti en mer l’aurait inventé…Comme le décrit très bien l’article Éclairage sur l’origine du Tourment d’Amour ou la fin d’un mythe, la réalité semble bien différente, mais quoi qu’il en soit elle fait vendre et n’enlève rien à l’originalité de cette pâtisserie délicieuse enregistrée à l’INPI depuis 2013 😋 

Pour en savoir plus sur les tourments 

Une saintoise rencontrée nous explique que des anciennes du village les confectionnent toujours. Le lundi, elles fabriquent la confiture de coco qui va venir fourrer les tourments de la semaine. Les autres jours, elles se lèvent aux aurores pour confectionner les tartelettes de pâtes brisées, les garnir, les recouvrir d’une génoise légère et les vendre dans leurs petits paniers en osier. Chacune garde secrètement sa recette. Pour les trouver, il faut flaner du côté du débarcadère ou dans les épiceries locales. Nous avons goûté les tourments d’Yvette : un pur délice !  

 

En ballade à Terre de Haut

À Terre-de-Haut, les voitures sont interdites, seules les vélos, scooters ou petites voiturettes électriques, sont autorisées. Shina, une amie de Camille s’étant joint à notre équipage, nous trouvons néanmoins une voiture 5 places pour réaliser ce tour sur la journée. Quand je dis, le tour, c’est en réalité une dizaine de tours que nous réaliserons,  contraints par les nombreux sens uniques et le peu de stationnement autorisés…Bref pour une prochaine fois, nous opterons pour les vélos électriques 😉

Départ de Grande Anse, le mouillage emblématique des Saintes où nous sommes ancrés depuis quelques jours. 

L’anse Mire, et la « maison du docteur »

À la sortie du bourg, Anse Mire offre une petite plage charmante, près de la fameuse Maison Bateau. Construite dans les années 1940 par Harry M. Crisson, un Américain, elle rend hommage à son père marin. Selon des légendes locales, elle aurait été prêtée à des médecins après la mort de son fils, resté sans aide médicale. Aujourd’hui en ruines après le cyclone de 1989, elle n’a encore pas été reconstruite, sans doute en raison des coûts. 

Snorkling à l’épave du Lynndy

Mouillés à proximité, nous en profitons pour explorer en snorkling l’épave du Lynndy. 

Cette navette à passager de 18 mètres, qui faisait la liaison entre Basse-Terre et Terre-de-Haut, a été coulée lors d’une tempête en 2009. Elle se situe à une cinquantaine de mètres du bord de la plage au milieu des bouées de mouillage Les apnéistes chevronnés peuvent la traverser dans toute sa longueur. En tant qu’amateur l’épave ne se situant qu’à 6/10 mètres de profondeur, nous nous contenterons d’en explorer les étages par l’extérieur. Gare aux vers de feux 🔥 

La pointe Coquelet et le rocher des baleines 

En empruntant la route escarpée qui mène au fort, nous faisons une courte halte au niveau de la pointe Coquelet. Ce belvédère est connu pour offrir une vue imprenable sur le canal des Saintes avec en toile de fond la Guadeloupe et aux premiers plans, l’îlet Cabri et le Rocher des Baleines. Non ne les cherchez pas ! Il ne doit son nom qu’à sa forme évocatrice 🤣 Cela dit, il paraît que c’est un super spot de plongée. 

Vielle anse et de la Baie de Marigot

Après avoir visité le fort Napoléon et ses jardins, nous descendons vers la baie de Marigot et sa nature particulièrement préservée. Nous craquons pour la quiétude de la petite plage de vielle anse, où travaille Alain Foy et où se situe le centre de l’UCPA. 

La Pointe Morel et l’îlet Zozio

Pas le temps de s’engager dans cette randonnée de 3 kilomètres aujourd’hui, mais c’est inscrit sur notre « to do list », pour notre prochain passage. Pour ceux que ça intéresse suivez ce lien ( Morne Morel à Terre de Haut ), vous découvrirez à n’en pas douter une des perles des Saintes. Une véritable succession de panoramas à couper le souffle sur les Saintes à travers les frangipaniers et les cactus cierges ou tête d’anglais, jusqu’à la pointe méconnue de Zozio. La Pointe Morel se dessine alors tandis que le point le plus au nord de l’archipel s’ouvre sur la mer des Caraïbes, avec la Dominique en ligne de mire

La plage de Pompierre et sa cocoteraie 🌴 

Au-delà de son attrait naturel avec sa cocoteraie et ses eaux calmes, la plage de Pompierre possède une histoire riche avec un passé militaire et agricole.

Au XVIIIe siècle, pendant les rivalités coloniales, la baie et ses îlots, offrent un point de mouillage sûr pour les navires. Lieu de surveillance stratégique, elle était aussi utilisée comme lieu de repos pour les soldats et marins en transit. Des vestiges des activités militaires et de surveillance sont encore visibles dans les collines environnantes, même si la nature y a repris ses droits (canon, petites fortifications et quelques tombes).

Au XIXe et début du XXe siècle, les terres autour de la baie de Pompierre sont exploitées, avec notamment la plantation d’une cocoteraie (exploitée pour son huile et ses fibres, très prisées à l’époque). Aujourd’hui, c’est un havre idéal pour un pique nique à l’ombre des cocotiers. Lors de notre passage un barrage cantonnait les sargasses sur la partie gauche de la plage.

Plage de Grande anse et la piste de l’aérodrome 

Nous poursuivons notre découverte de Terre-de-Haut, avec la plage de Grande Anse, la plus longue des Saintes. Célèbre pour ses vagues puissantes et son côté sauvage, elle est sujette à la houle et à des courants forts. Comme presque toutes les plages situées cote au vent (côté Atlantique), la présence des sargasses est encore plus dissuasive que les panneaux d’interdiction de baignade. Ce qui nous surprend ici ce sont d’autres panneaux, qui jouxtent une piste d’atterrissage. Un aérodrome construit dans les années 60 et fermé 10 ans plus tard en raison des vents forts et des conditions dangereuses pour les atterrissages /décollages. Si certains petits avions privés l’utilisent encore ponctuellement, l’espace est désormais un lieu de promenade, offrant une vue imprenable sur l’océan Atlantique, avec souvent peu de monde.

La plage du figuier et la pointe Rodrigue

Ici pas de figuier comme l’évoque son nom, dommage…mais une jolie plage enchâssée dans une petite crique à l’est de l’île. Moins connue des touristes, elle est prisée des locaux pour sa tranquillité, et ses eaux calmes. On y a croisé un coq venu quêter des miettes auprès des baigneurs. 

La plage de Crawen

Il est bientôt midi et une baignade s’impose à Crawen. Havre de paix idéal, plus sauvage encore, elle est peu fréquentée et offre une vue panoramique sur les îles voisines. nous y croisons des chèvres et leurs chevreaux à flancs de falaise.

Retour au bateau après une journée bien remplie.

 

Mouillage du Pain de sucre

La plage du Pain de Sucre est l’une des plus célèbres de Terre-de-Haut, aux Saintes. Très prisée des touristes, elle est située dans une petite anse abritée au pied d’une colline, elle doit son nom au relief du « Pain de Sucre » qui surplombe la plage. Pour admirer cette formation rocheuse, mieux vaut le faire de la mer. Nous mouillons donc dans ses eaux turquoises et poissonneuses l’espace d’une nuit, idéalement situés pour faire l’ascension du Chameau. 

 

La Rando du Chameau

 

Le sommet du Chameau est le point culminant des Saintes à 309 mètres d’altitude. Rien d’insurmontable lors de cette randonnée malgré les quelques endroits plus raides que d’autres. 

Nous quittons notre mouillage vers 8 heures, et laissons notre annexe au ponton près du resort de la plage Cointe. Après avoir gravi les escaliers, nous remontons la route jusqu’au panneau interdisannt l’accès au sommet à tous les véhicules, y compris les vélos. 

Une tour de guet datant de 1843 vous attend à son sommet. Une fois en haut, la récompense est grande : une vue à 360° sur l’archipel des Saintes, Marie-Galante, la Guadeloupe et la Dominique. Et aucun nuage pour entraver la vue comme c’est parfois le cas au sommet de la Soufrière.

 

Petit Tour à l’îlet à Cabrit 

L’îlet à Cabrit est ce petit îlet qui vous accueille quand vous arrivez dans la baie des Saintes. Il est inhabité et rattaché administrativement à Terre-de-Haut. Animal culte en Guadeloupe, le cabri tient une place importante dans la culture créole et plus particulièrement dans le patrimoine saintois. L’île combine vestiges du passé et nature totalement sauvage. Ainsi, les ruines du pénitencier Fort de Joséphine, côtoient les cocotiers, et les iguanes balisent votre chemin. Aujourd’hui désaffecté, il a été un temps reconverti en discothèque. Nous en profitons pour faire le tour du propriétaire (3km) pour saisir les superbes vues sur la Baie des Saintes, surtout celle depuis les ruines de l’ancien Fort Joséphine, en passant par les 3 pointes :

 

2 Replies to “Les Saintes : des Hauts ……..”

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