Maio, la paisibleÂ đŸ€©

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Maio fait partie des Ăźles Solavento, regroupant toutes les Ăźles du Sud : Santiago, Fogo et Brava. Solavento signifie les iles du Sud et les Ăźles sans vent, ou en tout cas avec moins de vent que les Ăźles du Nord.

L’essentiel du petit Marin à Maio

Le mouillage se situe dans une grande baie aux eaux translucides

Les bateaux de voyage sont rares ici, donc la place ne manque pas.

Présence de plaques de roches au milieu de la baie

Il faut privilĂ©gier l’ancrage prĂšs des barques de pĂȘcheurs Ă  l’est, sur fond de sable.

Le dĂ©barquement est compliquĂ© sur la plage, nous avons utilisĂ© l’escalier en pierre sur le cotĂ© du mĂŽle et laissĂ© l’annexe attachĂ©e Ă  une barque de pĂȘcheur (baignade qui fait du bien et obligatoire pour revenir Ă  terre)
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Nombreuses petites supérettes à terre
Nombreux restaurants Ă©galement


Autrefois appelĂ©e Port Ingles, Vila do Maio est la Capitale de l’ile.

Sa richesse passĂ©e provient encore une fois de l’exploitation des salines par les anglais et de l’export du Sel vers le BrĂ©sil. La ville est calme et paisible surtout en journĂ©e, et se rĂ©veille en soirĂ©e et le week end.

L’église Matriz trĂŽne au milieu de la ville, avec un style baroque prononcĂ©. A proximitĂ©, le Fort Sao JosĂ© surveille la baie des attaques de pirates potentielles, attaques qui dans les siĂšcles passĂ©s Ă©taient nombreuses sur toutes les iles du cap vert.

Bercée par ses eaux translucides, Vila de Maio a un air de quiétude et de grand calme.

Vous recherchez la tranquillité, Bienvenue à Maio !

Seuls les animaux en libertĂ©, Ăąnes, coqs, poules, cochons et chĂšvres apportent une touche d’exotisme et d’activitĂ©. Nos premiers contacts ont Ă©tĂ© chaleureux car le tourisme est ici peu dĂ©veloppĂ© : Toujours la fameuse Morabeza Cap verdienne, avec gentillesse et curiositĂ© envers l’étranger de passage. Toujours volontaires, les habitants de Maio nous accompagnent pour louer un vĂ©hicule, et n’hĂ©sitent pas Ă  passer quelques coups de fils pour nous aider. Grace Ă  eux, nous trouvons le dernier vĂ©hicule disponible sur l’ile. RDV est pris le lendemain pour la visite de l’üle


Encore une fois nous n’avons pas de chauffeur, mais j’adore ça. Nous attaquons donc le tour de l’ile dans le sens anti horaire, direction le village de Figueira da Horta, et traversons des sortes d’oasis au milieu de vastes Ă©tendues de pierres. En passant par ce village, il est possible d’observer les cultures de Canne Ă  sucre et d’assister Ă  la fabrication de grogue. Malheureusement le dimanche, tout est fermĂ© !

Nous continuons notre route et stoppons net devant un troupeau de cochons et de cochonnets en libertĂ©. Charles est aux anges et la conversation s’engage avec le propriĂ©taire. AprĂšs quelques minutes, ils nous proposent de le suivre pour dĂ©couvrir la cuisson traditionnelle du porc Ă  la flamme. 


Nous sommes interloquĂ©s car le porc n’est pas vidĂ© et semble cuit Ă  coup de flamme dans des cartons. AprĂšs cet intermĂšde culinaire, nous reprenons la route dans une impasse aux maisons colorĂ©es et bien dĂ©corĂ©es. La rue est Ă  cet instant vide !

 

En l’espace de quelques secondes, tous les habitants de la rue sortent sur leurs pas de portes pour nous saluer avec un sourire sur le visage. Une famille nous invite Ă  boire cafĂ©, thĂ© et autres jus de fruits accompagnĂ©s bien sĂ»r de biscuits locaux. Nous acceptons sans hĂ©sitation cette invitation, et passons une heure Ă  Ă©changer avec cette famille cap-verdienne dont la vie se partage entre le Portugal et Maio. Encore une sacrĂ©e rencontre et expĂ©rience.

A ce rythme lĂ , on va avoir du mal Ă  faire le tour de l’üle sur la journĂ©e mais qu’importe.

La visite suivante est considĂ©rĂ©e comme la plus belle plage de l’ile aprĂšs avoir traversĂ©e le village de Ribeira do Joao, en visitant rapidement l’église Saint Jean Baptiste, lieux de culte rustique mais nĂ©anmoins Ă©quipĂ© de ventilateurs pour rafraichir toute l’assemblĂ©e.

Le climat ici est plus chaud qu’au Nord du Cap vert, et nous avons retrouvĂ© des nuits douces et agrĂ©ables. En journĂ©e, ça tape fort surtout quand on est abritĂ© du vent toujours prĂ©sent. Les ventilateurs ont donc certainement leur utilitĂ©. AprĂšs la dĂ©couverte de cette Ă©glise d’un autre temps, nous empruntons une piste cassante, qui nous emmĂšne sur les hauteurs au dessus de la fameuse plage.

Quel panorama, quelles couleurs !


C’est magnifique et nous restons contemplatifs  devant cette beautĂ©, un petit bout de temps. Nous observons un campement de pĂȘche et Camille s’y rend pour prendre de magnifiques photos, vue d’en bas. 

Mais il est temps de repartir direction le Nord avec ses villages colorés de Pilao Car et Alcatraz. Nous découvrons encore une fois des maisons aux couleurs chatoyantes et aux fresques dantesques faites récemment par un artiste local sur différentes façades

 

Etape suivante, le village de Pedro Vaz, non sans s’arrĂȘter Ă  la premiĂšre chapelle de l’ile, dont les alentours ont accueillis, le premier village de l’ile. L’endroit est magnifique, posĂ© au pied des plus grandes Montagnes de l’ile. L’état de La chapelle est remarquable, car elle a bĂ©nĂ©ficiĂ© rĂ©cemment d’une rĂ©novation de qualitĂ©. MĂȘme les murs de pierre sĂšche ceinturant son Ă©difice sont parfaits.


Mais revenons Ă  nos moutons, ou plutĂŽt Ă  nos Ăąnes sauvages, que nous croisons rĂ©guliĂšrement sur la route de Pedro Vaz. De nombreux enclos de pierre sĂšche jalonnent la route ainsi que de nombreuses citernes Ă  eau aux formes particuliĂšres, toujours situĂ©es sur les point en hauteur. Ces citernes, savamment positionnĂ©es, alimentent en eau potable les villages environnants. Pedro Vaz est un charmant village du Nord avec ses cocotiers et ses palmiers. La belle Eglise Santo Pedro siĂšge en son centre et une coopĂ©rative d’agriculteurs proposent huile, miel et autre sucre. Malheureusement encore une fois, tout est fermĂ©.


A proximitĂ©, nous dĂ©couvrons d’étranges constructions aux toits coniques. Nous n’avons aucune explications sur leurs origines, peut ĂȘtre portuguaises. Petite halte pour se dĂ©saltĂ©rer, et Ă©changer longuement avec les habitants. Camille joue Ă  l’Uri Uril sous les regards amusĂ©s et surpris des hommes du village. Elle a apprit ce jeu Ă  Palmeira avec ses amis cap verdiers.

Nous repartons en se perdant sur la route du Nord jusqu’au village de San Antonio, oĂč nous demandons notre route Ă  une famille. Les grands parents appellent leur petite fille Ă  la rescousse, car elle apprend le français Ă  l’école. Nous ressentons dans leurs yeux et Ă  travers nos Ă©changes, leur fiertĂ©, de pouvoir Ă©changer avec un Ă©tranger. Demi tour pour trouver un restaurant et traverser l’ile d’est en ouest vers le village de Calheta.

Calheta est un village posĂ© dans une baie unique. Sa plage constituĂ©e d’un sable et noir avec les couleurs vertes et bleues venant lĂ©cher son rivage. Des barques de pĂȘche traditionnelles viennent complĂ©ter le tableau. Un petit restaurant posĂ© quasi sur la plage, nous offre une halte de toutes beautĂ© pour rafraichir nos canassons. Nous rencontrons encore une fois, une famille cap verdienne et un couple espagnol avec qui nous Ă©changeons longuement. Calheta est le berceau de la pĂȘche traditionnelle, et propose Ă  l’ensemble de l’ile, poissons, coquillages et langoustes. C’est un endroit encore une fois paisible, oĂč le temps n’existe pas et oĂč l’instant est agrĂ©able et doux.


Mais il est grand temps aprĂšs avoir bulle un moment, de trouver un endroit pour se baigner paisiblement ; direction la plage de Praia Soca. Les longues lignes droites de routes pavĂ©es, sont bordĂ©es sur des kilomĂštres par la seule forĂȘt du Cap Vert. Une forĂȘt constituĂ©e d’acacias et prĂ©sente sur des hectares du Nord au Sud sur sa façade Occidentale. 

La Praia de Soca est au bout d’une piste qui serpente cette forĂȘt. Comme en Afrique, les pistes se divisent puis se sĂ©parent, puis de divisent pour Ă  nouveau se rejoindre. Nous atteignons au bout de quelques kilomĂštres le littoral et cette fameuse plage.

L’endroit est sublime, isolĂ© du monde, vide, vierge mais avec beaucoup d’ñme. J’envisage un instant de progresser sur ses hauteurs, mais la nature reprend ces droits et me dit immĂ©diatement de m’arrĂ©ter. Je suis lamentablement posĂ©.

Je libÚre donc mes passagers pour un bain salvateur et réfléchis déjà à sortir de ce piÚge. Les méthodes de dessensablages africaines reviennent aussi vite que la marée du Mont Saint Michel. Pas de pelle, mais nous sommes équipées de fabuleux outils, nos mains.

Heureusement pour moi, un stock de pierres plates est Ă  proximitĂ© et nous rĂ©alisons un chemin de pierre pour s’extraire de ce merdier. Le 4X4 louĂ© n’est plus un 4X4 en fait ; le loueur a supprimĂ© le levier de passage de 4×2 en 4X4 et l’a donc laissĂ© en propulsion. La baignade terminĂ©e, je rĂ©quisitionne mon Ă©quipage pour l’activitĂ© physique du jour. Nous nous y reprenons Ă  3 ou 4 fois pour rejoindre la terre porteuse.

L’aventure c’est l’aventure et le voyage c’est l’aventure au quotidien ! J’adore.

Nous rentrons de notre tour rapide de Maio, avec des images plein les yeux, et des rencontres qui mĂ©riteraient d’ĂȘtre approfondies .

La vie Ă  Maio est douce et paisible, encore plus que dans les autres iles du Cap Vert. Les fonds Marins sont paraient-ils exceptionnels !

Rurale, rustique, et authentique, Maio est attachante et mĂ©riterait d’y passer beaucoup plus de temps.

DĂ©part demain pour Fogo que j’ai hĂąte de dĂ©couvrir, pour ses paysages, ses vins, son cafĂ© et certainement ses habitants mais ceci est une autre histoire


A trĂšs bientĂŽt

 

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