Sao Vicente et Mindelo la Culturelle 🤩

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Lors de notre première transat, pris dans l’effervescence gĂ©nĂ©rale des prĂ©parations, nous ne nous Ă©tions que très peu intĂ©ressĂ©s Ă  l’île de Sao Vicente et sa capitale, Mindelo. Heureusement, l’occasion nous est donnĂ©e d’y retourner. Nous allons y passer NoĂ«l avec nos copains bateau Ksar et Cat Kairos, avant de retourner Ă  Sal, rĂ©cupĂ©rer nos Ă©quipiers pour poursuivre la dĂ©couverte des iles du sud du Cap Vert. C’est donc loin des prĂ©occupations des candidats Ă  la traversĂ©e, que nous dĂ©couvrons cette Ă®le et cette ville mythique, Mindelo, la ville natale de la “diva aux pieds nus”, CĂ©saria Evora. 

L’essentiel du petit marin à Mindelo

Mouillage dans la baie de Porto Grande par 4 à 5 mètres sur fond de sable. Attention aux nombreuses épaves qui encombrent le port.

Accostage possible sur la plage à droite de la marina ou au ponton du bar flottant, contre consommations. (Ils ne font plus payer comme voici 3 ans)

Ne pas stationner à proximité du cargo Enamar, qui doit traverser le mouillage régulièrement.

Recharge de gaz possible au niveau de la station essence à proximité de la tour de Bélem.

Petit Ship en centre-ville.

Le tour de Sao Vicente,

A peine arrivĂ©s, nous organisons avec nos amis, un tour de l’Ă®le. JosĂ©, sera notre guide. 

Sao Pedro, village de pĂŞcheurs

Nous embarquons Ă  bord de l’aluger (transports collectifs) de Val, qui sera notre chauffeur pour la journĂ©e, direction la plage de Sao Pedro. Aucun bateau au mouillage ce matin-lĂ . Aucun touriste. La baie, oĂą l’on peut observer les tortues, s’offre Ă  nous, vierge, nous livrant toute sa splendeur. Nous parcourons son sable blanc, passons devant les barques colorĂ©es des pĂŞcheurs du village adossĂ© Ă  flanc de montagne. JosĂ© nous guide vers un promontoire rocheux qui surplombe la mer. Une vingtaine de jeunes s’affairent Ă  extraire la chair des buzios pĂŞchĂ©s alentours par 30 mètres de fond. Petit tour dans le village, avec un arrĂŞt Ă  la supĂ©rette pour y acheter des bonbons Ă  offrir aux enfants des villages, c’est bientĂ´t NoĂ«l…

Le parc naturel du Monte Verde

Après avoir parcourus quelques kilomètres au travers d’une plaine verdoyante, oĂą poussent des agaves, nous commençons l’ascension des pentes abruptes de ce mont, le plus haut de l’Ă®le, culminant Ă  774 mètres. Au fur et Ă  mesure de la montĂ©e, les panoramas se dĂ©voilent. La route pavĂ©e, Ă©troite, est Ă  flanc de montagne, avec des vues imprenables et vertigineuses. Nous stoppons l’aluger Ă  un mirador, oĂą un Italien a installĂ© un cafĂ©. En contre-bas, Mindelo et la baie de Porto Grande s’offrent Ă  nous. Le groupe randonne pendant quelques centaines de mètres pour atteindre le point culminant, oĂą est installĂ© une base militaire. Ici, les paysages sont grandioses, un mĂ©lange du vert des terres cultivĂ©es, du bleu de la mer et de toutes les nuances de gris et d’ocre des roches. Les panoramas englobent toute l’Ă®le et Ă  l’horizon, voilĂ©s par la brume de l’Harmattan (brume sèche chargĂ©e de poussière de sable), se dessinent les silhouettes de Santa Antao et Santa Luzia. Superbe ! Sur le chemin du retour, un militaire nous offre des petites tomates cerises.

Salamanza, un village Ă  part,

Un petit coup de cĹ“ur pour ce village de pĂŞcheurs de 2000 âmes, qui jouxte une immense plage de rouleaux, de plus en plus prisĂ©e par les kite-surfeurs. JosĂ© nous entraine dans ses rues pavĂ©es, bordĂ©es de maisons colorĂ©es. Deux anciennes pĂŞcheuses du village, nous regardent amusĂ©es. Nous Ă©changeons quelques mots, elles acceptent que je les photographie. Ici, il n’y a pas d’eau courante. Les familles les moins aisĂ©es s’approvisionnent par bidons aux fontaines collectives, appelĂ©es « fontenario », les autres possèdent une citerne sur leur toit, approvisionnĂ©e par camion-citerne toutes les semaines. Elles nous rappellent que cette Ă®le est une des plus arides du Cap vert. A Sao Vicente, le climat extrĂŞmement sec, a toujours posĂ© un problème d’approvisionnement en eau. Il a Ă©tĂ© partiellement rĂ©solu par l’installation d’une usine de dĂ©salinisation, mais tous les villages n’y sont pas raccordĂ©s. 

Dans le village, abritĂ© par les dunes de sable du bord de mer, des troupeaux de chèvres se baladent et paissent en libertĂ©. Nous nous rendons Ă  l’Ă©cole pour y apporter nos bonbons. Elle est fermĂ©e, pour vacances scolaires, mais très vite des enfants nous y retrouvent. Une jeune fille nous vend des pastels au thon, dĂ©licieux et providentiels. Il est dĂ©jĂ  midi bien tassĂ© et les ventres apprĂ©cient cet encas, avant de reprendre la route qui nous mène vers notre restaurant Ă  la pointe de Calhau.

Baia das Gatas et les dunes de Praia Grande,

Ce village est particulièrement apprĂ©ciĂ© des Mindelenses, qui y ont construit leurs rĂ©sidences secondaires, pour profiter pleinement des piscines naturelles hyper protĂ©gĂ©es qui le bordent. Au loin plus au sud, l’immense dune blanche de Praia Grande se dessine. Nous y faisons un stop magique.La scène gigantesque en dur trahit l’organisation du plus grand festival du Cap Vert : le festival de las Gâtas accueillant les plus grands artistes mondiaux.

Calhau, coincé entre deux volcans,

C’est un village de pĂŞcheurs, mais qui tend Ă  concurrencer Baia das Gatas, comme lieu de villĂ©giature le week-end. SituĂ© au pied d’un massif volcanique inactif, il offre une vue imprenable sur l’Ă®le de Santa Luzia, seulement Ă  quelques encablures. Val notre chauffeur, y est nĂ© et le connait comme sa poche. Il rĂ©ussit Ă  nous fournir en crevettes fraiches, Ă©levĂ©es sur place. 

La route des oasis,

Il est temps de rentrer, nous empruntons une route traversant des villages regroupĂ©s autour de palmeraies. Des moulins Ă  vent extraient l’eau des sous-sols et permettent d’irriguer les nombreuses plantations. Les femmes de cette rĂ©gion proposeront leur rĂ©colte Ă  Mindelo, au mercado municipal, sur la place du marchĂ© ou dans les rues portant le fruit de leur labeur sur leur tĂŞte, dans de grandes bassines.

Nous finissons la journĂ©e par un traditionnel apĂ©ro au “Bar flottant” du port. J’y rencontre une famille allemande avec 4 jeunes enfants, qui vivent depuis 5 ans sur leur catamaran « Zoé ». Margot, la maman, me propose de la retrouver pour des cours de capoeira ouverts Ă  tous. Elle s’y rend avec son fils Nils âgĂ© de 10 ans, ses deux sĹ“urs et leur petit frère âgĂ© de 18 mois. Un moment de convivialitĂ©, oĂą enfants et adultes de toutes nationalitĂ©s se cĂ´toient en toute simplicitĂ©.

Charles y fait la connaissance de Nils, l’ainé de la famille, âgé de 10 ans. Leur complicité est réelle, malgré la barrière de la langue. Invité à bord, Nils nous parlera dans un anglais parfait, laissant Charles sans voix…

Mindelo et son histoire

Nous arpentons les rues de Mindelo dans tous les sens. Retrouvons nos adresses : le mercado municipal, le marché aux légumes et aux poissons, une petite boucherie (face à la station essence à proximité de la tour de Bélem) et une excellente boulangerie avec un pain croustillant (demander le rustique), un glacier excellent dans une rue adjacente à l’aire de jeux pour enfants. 

Nous profitons de nos balades pour nous imprégner de l’atmosphère particulière de Mindelo.

La ville est enchâssée dans la baie de Porto Grande et son centre-ville jouit de places spacieuses et de larges avenues rectilignes qui détonnent avec ceux des autres îles. Il y règne une atmosphère entre le « british » avec des monuments coloniaux assez préservés et une note portugaise, avec quelques anciennes « Sobrados » et la réplique de la tour de Bélem. La praça Nova et son kiosque style baroque, avec le centre national de l’artisanat, dont le toit est couvert de couvercles de futs peints de toutes les couleurs, rappelant que bon nombre des bidonvilles des périphéries les utilisaient. Le palais du gouverneur et la place du Lycée qui forma l’élite Cap-verdienne. La petite place Praçinha de Igreja, la plus ancienne de la ville et son église. De belles fresques murales disséminées dans toute la ville, illustrent la vie locale.  

L’exploration de cette ville, mythique pour les navigateurs, m’apprend que Sao Vincente a été la dernière ile du Cap vert à être peuplée, longtemps après les autres. Je savais que la découverte de ce petit pays, archipel de 10 iles, repéré au XIIème siècle par les géographes arabes et vraisemblablement habité par des pêcheurs africains venus des côtes du Sénégal, n’avait pris son envol qu’à partir du XVème siècle, avec l’arrivée en 1462 des portugais. Mais quand Antonio Noli et sa famille débarquent avec d’autres colons du sud de l’Algarve et de l’Alentejo, ils n’occupent que les îles de Santiago et de Fogo. Les îles de Boa Vista, de Maio, Sal, ne seront colonisées que plus tard à la découverte de leur mines de sel ; à l’instar de Santa Antao et Sao Nicolao, pour leurs vallées fertiles. Sao Vicente, elle, n’est seulement peuplée qu’à partir de 1838 avec l’ouverture de dépôt de charbon par les anglais dans la baie de Praia Grande. Son histoire est donc toute récente !

Impossible pour moi de vous parler de Mindelo sans aborder quelques notions de son histoire.

Il faut bien comprendre qu’au cours des XVième et XVIIème siècles, l’archipel du Cap Vert, situé au carrefour des Amériques, de l’Afrique et de l’Europe, occupe, une position stratégique dans le commerce triangulaire. Escale incontournable pour le ravitaillement en eau, vivres, il était devenu un entrepôt spécialisé dans le commerce de la canne à sucre, du coton, mais surtout du « bois d’ébène ». Pendant les deux premiers siècles de sa colonisation, les esclaves étaient sa principale marchandise. Capturés en Afrique, entreposés au Cap Vert, ils étaient« exportés » vers le Brésil pour les plus solides, les plus faibles demeurant sur place, exploités dans les plantations de coton et de canne à sucre des grandes familles de colons. 

Au XVIIème siècle, c’est le déclin du Cap Vert. Le Portugal perd le monopole du commerce des esclaves et le contrôle des mers. Les négriers ne sont plus contraints de s’arrêter dans l’archipel. La Gambie et l’île de Gorée deviennent des concurrents directs du Cap Vert, ce qui va entrainer la ruine et l’abandon de nombreuses plantations et une vague d’émigration vers le Brésil. D’anciens esclaves prennent alors possession des terres. 

En 1810, le Portugal se désintéresse alors du Cap Vert et signe un traité avec les anglais, leur octroyant le contrôle du commerce et de l’économie. Les anglais misent sur Midelo et sa grande baie abritée, pour fournir aux navires marchands l’avitaillement nécessaire aux traversées, notamment le charbon. Les vapeurs affluent et font prospérer la ville pendant quelques décennies, générant les plus grosses recettes de la colonie. A la fin du 19ièmè, c’est près de 1500 navires qui y mouillent chaque année ! La ville grandit à vue d’œil et se peuple de quantité de voyageurs, commerçants, navigateurs au long cours. L’ambiance bas son plein, l’alcool coule à flot dans les bars, les filles de joie entrainent tout ce joli monde dans une effervescence nonchalante. En 1866 c’est enfin l’abolition de l’esclavage.

Nous découvrons dans nos balades en centre-ville, notamment sur la praça Estrela, immense bazar où l’on trouve de tout, de nombreuses Azulejos (fresques portugaises en céramiques bleues), illustrant magnifiquement cette période. 

Au 19ième siècle, les sociétés exploitantes, usent et abusent de ce territoire, tirant leurs profits au maximum, sans pour autant apporter les développements nécessaires à sa préservation. Les coupent incontrôlées du bois, l’érosion des sols et une succession de grandes sécheresses (12 rien qu’au 19ièmesiècle, dont la pire dure 3 ans et voit mourir près de 30000 personnes), mettent à mal les exploitations agricoles des îles, décimant une bonne partie de la population. 

Le boom de la révolution industrielle, avec l’arrivée du fuel met un coup d’arrêt au développement exponentiel de Sao Vicente. Mindelo est délaissée par les navires marchands qui leur préfèrent Dakar ou les Canaries. De nombreux Cap Verdiens sont contraint à l’exode. Ils quittent leur pays pour s’installer au Portugal, au Brésil aux états Unis. Aujourd’hui la diaspora Cap Verdienne représente une communauté de près de 800000 personnes, soit plus du double de la population de l’archipel ! Elle joue toujours un rôle considérable aujourd’hui comme nous auront pu nous en rendre compte au gré de nos échange avec les locaux. 

A la fin de la première guerre mondiale, le Cap vert est tombé dans l’oubli. L’exode Cap-Verdien se poursuit. Les mouvements indépendantistes qui secouent l’ensemble des colonies africaines, inspirent Amil Cabral et quelques autres cap-verdiens à se libérer de la tutelle du Portugal. Une guerre sans pitié est lancée par le dictateur fasciste Salazar. Amil Cabral sera assassiné en 1972, 3 ans avant l’indépendance du Cap Vert, le 5 juillet 1975. 

En arrivant au pouvoir, les nouveaux dirigeants héritent d’un pays dénué de ressources, sans aucune industrie, avec une population passive et fataliste. La crise est totale et la seule solution possible est l’aide internationale (alimentaire, puis financière) et les transferts de nombreux émigrés Cap-verdiens. Comme pour beaucoup d’autres îles, isolées, bénéficiant de peu de ressources naturelles, le Cap vert est dépendant à 85% de ses besoins alimentaires. Le tourisme s’avère être une des solutions pour assurer le développement du pays.

C’est dans ce contexte historique, à Mindelo que naît et vit Césaria Evora.

Mindelo, et la musique omniprésente.

De tout temps, chanter et danser est essentiel pour les Cap verdiens. Du plus jeune au plus vieux aucun ne vit sans la musique locale. Tout est prétexte à faire la fête et n’importe quel objet peut servir d’instrument de musique. Il est de coutume au Cap Vert de se retrouver le soir dans les cafés ou les restaurants, entre amis et de chanter accompagné de guitares, congas…ou autres instruments. Un groupe de fêtards se forme au fur et à mesure que s’égrènent les heures. C’est une façon d’oublier les peines et les difficultés de la vie quotidienne.

Notre visite du musée de Césaria Evora et la lecture de sa biographie, nous éclaire sur l’importance presque vitale de la musique au Cap Vert. A l’aube de ses 50 ans, la « Diva aux pieds nus », avec sa voix inégalable pour chanter les Morna et les Coladeras, aura fait découvrir, au monde entier, une partie de la culture de ce petit pays. Particulièrement attachée à ses racines, chacune de ses chansons parle de l’histoire du Cap Vert, toujours en créole. Tout au long de notre séjour au Cap Vert, nous mesurons combien elle a contribué à faire sortir le Cap Vert de son anonymat. Ici, elle est presque vénérée. Tous, jeunes comme les vieux, connaissent sa vie, et chacun nous raconte des anecdotes. 

Ecouter Césaria, c’est comprendre l’histoire de ce petit pays. J’ai un faible pour les Mornas de Césaria et des autres chanteurs emblématiques du Cap Vert (Luis Morais, et B. Lenza). Elles s’apparentent au Fado portugais. Mélancoliques ces chansons, évoquent l’amour et surtout la nostalgie et l’histoire de tout un peuple meurtri par l’esclavage, les sécheresses, la faim et l’émigration contrainte. Son titre « Sodade » est emblématique à mes yeux. Il nous aura fallu un peu de temps pour traduire ce mot, comprendre sa signification. En créole, « avoir la Sodade », c’est ressentir de l’excitation à l’idée de jours meilleurs dans un monde nouveau, tout en étant triste de devoir quitter ce/ceux qu’on aime… A ne pas en douter, nous aurons la sodade quand nous quitterons ce merveilleux pays. 

Césaria c’est aussi la spécialiste de la Coladeira, avec notamment la chanson « Terezinha » que nous aurons tellement appréciée lors de notre séjour à Palmeira au bar d’Arminda. Très rythmée cette musique à mi-chemin entre les rythmes africains et brésiliens est plus frivole et canaille, comme son interprète a su l’être. Une femme libre, au tempérament trempé et au cœur débordant de générosité. C’est aussi cette facette qui fascine. 

Toute une nouvelle génération de chanteurs Cap-verdiens s’inspire de Césaria. En cette veille de Noël, nous décidons d’assister au concert de Ze Delgado au Mindel Hôtel. Il y fête ses 25 ans de carrière et semble jouir d’une sérieuse réputation. Le début de concert donné pour 22h00, ne commencera en réalité que peu avant minuit. C’est comme ça ici. « Tranquille » qui est l’équivalent du « No Stress ». Un concert haut en couleurs. Les Cap Verdiens de la diaspora sont présents et sur leur 31 ! L’ambiance est bon enfant, les spectateurs chantent et dansent, tandis que les heures s’égrènent. 

 

 

Noël à Mindelo,

Les enfants le préparent depuis des jours. Ils ont prévu de s’offrir des petits cadeaux, des choses toutes simples juste pour faire plaisir. Ils se retrouvent au parc de jeux pour cette occasion. Pour le réveillon, ça sera sur Boomerang en compagnie de Ksar, autour d’un canard à l’orange fondant. Une soirée en toute simplicité, à l’instar de toute la ville de Mindelo. Ici, Noël, c’est en « famille ». Les rues se sont vidées, les commerces, les bars et les restaurants ont fermé tôt. Rien à voir avec l’effervescence qui s’annonce pour le 1er de l’an !

Dans les pas de CĂ©saria,

Avant notre départ, impossible de faire l’impasse sur Loutcha. Véritable institution à Mindelo tout le monde connaît son restaurant. Chez Loutcha c’est à Mindelo mais aussi à Calhau. Le week-end c’est buffet à volonté accompagné d’un orchestre. Césaria et Loutcha étaient amies. Elle s’y rendait régulièrement pour y chanter pour le plaisir. Nous allons à Calhau en empruntant le minibus mis à disposition par le restaurant pour y retrouver 3 bateaux copains.

A notre arrivée, nous sommes accueillis par la fille de Loutcha qui lui a succédée. L’ambiance est décontractée. Elle nous explique qu’au premier son de cloche, le buffet qui déborde de spécialités sera ouvert à tous les appétits. Chose dite, chose faite !

Nous faisons la rencontre de deux cousines qui « sortent » leur grande tante de 93 ans. Cette femme, m’interpelle car elle est débordante d’énergie. Infatigable, elle martèle la table de ses doigts fins aux rythmes des Mornas et Caldeiras. Elle m’apprend qu’elle y retrouve l’atmosphère de ses jeunes années, quand son mari alors musicien venait y jouer. Nous échangeons longuement avec les deux cousines, toutes deux revenues au pays après avoir fait carrière à l’étranger. Charles qui est parti à la pêche aux oursins, leur en offre en cadeau. Il paraît qu’autrefois, ils étaient cuits à l’étouffé sous la cendre… 

La chanteuse et ses musiciens, accompagnés de danseurs professionnels, nous offrent un spectacle joyeux et farceur. Les danses traditionnelles ne manquent pas de peps et d’humour. Très vite on se prend au jeu et on entre en piste !

 

Ce n’est qu’un au revoir, ou le départ pour Sal

Et oui, toute bonne chose ayant une fin, il est temps pour nous de quitter nos copains bateau Ksar et Cat Kairos. Bientôt 2 mois que nous arpentons ensemble ce petit pays. Que de souvenirs ! C’est donc le cœur, lourd que nous quittons Mindelo direction Palmeira, à Sal. Ce n’est qu’un au revoir à coup sûr ! Oui nous nous reverrons les amis, dans quelques mois, de l’autre côté !

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