Sao Nicolau, l’authentique 🤩

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Du 04/12/22 au 17/12/22

Partis de Boa Vista avec nos copains bateaux Ksar et Cat Kairos le 3 décembre, nous faisons une traversée magique, sur un bord, avec comme invitée de marque, Aurane (Copain bateau Ksar) l’amie de Camille, qui découvre la navigation en catamaran. La visibilité est incroyable et nous avons la chance de pouvoir appercevoir à l’horizon, les 2 pics de Fogo, qui culminent à 2800 mètres à quelques 80 miles nautiques de notre position !!!

A peine, mouillés sur la plage de Papagallo, nous levons l’ancre pour rejoindre le port de Tarrafal. Ici, pas de connection internet. Les charmes de la plus belle plage de l’île, ne pourront rien contre l’envie du capitaine de voir le match de la coupe du monde. Ksar, qui arrive au même moment, nous emboite le pas. Nous mouillons à Tarafal juste à temps pour le match.

Nous retrouvons Tarrafal et sa grande plage de sable noir,  comme nous l’avions quitté  en 2019. Cette île où nous n’étions restés que quelques jours, nous avait marqué par sa beauté.  Cette Perle du Cap Vert, la deuxième en superficie (388km²) est un incontournable  dans l’archipel avec une diversité de paysages et des sites de grands intérêts. Nous souhaitons profiter de ce deuxième passage pour mieux la découvrir, en prenant le temps qu’il faut. La trop modeste et discrête Sao Nicolao, va nous être révélée une nouvelle fois, grâce à notre ami Russlan.

Natif de l’ïle, il arpente depuis tout petit, la plage de Tarrafal, à la rencontre des navigateurs. Il y apprend les langues et se lance à 12 ans dans le métier de guide. A 23 ans, amoureux de son île, il la connaît sous toutes ses facettes. C’est un de nos guides préférés au Cap Vert pour ses qualités de coeur et son extrême gentillesse. Pour le rencontrer, rendez-vous, sur la plage de Tarrafal où il rêve de créer une marina. A l’intar de Jaïr à Palmeira, sur l’île de Sal, Russlan s’impose comme, un homme clé. Il sait vous guider vers les bonnes personnes et trouver des solutions (réparations, location véhicules, linge, bonnes adresses…). Nous le retrouvons à terre et organisons avec nos amis Ksar et Cat Kairos, une sortie sur 2 jours.

L’ambiance dans le port est magique. C’est bientôt Noël et la conserverie, qui emploie près de 120 personnes sur l’île, la plus grosse de l’archipèle, a financé le sapin et la crêche. Les locaux, viennent l’admirer avec leurs enfants. Sur la plage ce soir, les enfants jouent au foot. Nos addos les rejoignent. Le coucher de soleil est à couper le souffre, sans conteste le plus beau depuis notre départ.

1er jour : le centre et la partie orientale

Vallée de Cachaço et Monté Gordo.

Nos deux Pick Up arpentent  les routes sinueuses en direction du Monté Gordo, nous offrant des paysages grandioses notamment au Mirador de Cachaço. Une vue imprenable sur la vallée de de Paul de Santo Antao et ses contreforts.Brava. Au loin les autres sommets de l’île : le Monte Matias, l’Alto Jocquin, le Tope Simon et la grande bleu qui joue avec les nuages. En bas, le chemin de randonnée que nous avions arpenté en 2019, avec ses plantations et ses ravines menant à la « capitale », Ribera Brava.

Ribeira Brava, la fougeuse !

Chef lieu de l’île, cette ville de près de 5000 âmes, a été construite au 19ième siècle, au coeur de l’île, par les portugais, pour échapper aux attaques des pirates. Brava, signifie « sauvage, fougeuse », à l’instar de la rivière qui longe la ville par temps de pluie. Ses rues coloniales pavées et ses ruelles étroites, ses maisons colorées, donnent envie de se promener. La ville abrite l’une des plus ancienne cathédrale du Cap vert avec des fresques magnifiques.  Au milieu de la place principale, trône le buste de Lulio José Dias, médecin très apprécié de la population. Nous faisons quelques emplètes au mercado municipal et profitons de notre passage pour acheter le meilleur grog de l’île dans l’échoppe d’une mamie de octogénaire, qui tient absolument à conserver ses bouteilles en verre.

Juncalhino et ses piscines naturelles de basalte.

Parmi les plus belles piscines naturelles de notre voyage. Baignades et sauts s’enchaînent, face à l’océan, dans une eau tranlucide. A proximité, je fais la connaissance de José, tailleur de pierres. Il extrait et taille des coulées de lave, les pavés pour les routes. Un travail colossale, mais dans un cadre tout simplement magique.

Port de Préguiça

Demi tour en direction de Préguiça, en traversant les vallées de Ribeira Brava et de Ribeira Seca. Au delà de l’aéroport, nous arrivons au petit village de pêcheurs, situé juste en dessous. Les vestiges de son fort, de son poste de douane et la petite chapelle bleu, nous rappellent que l’île a connu une prospérité importante au 19ième siècle. Aujourd’hui, sa principale activité est la pêche avec une dizaine de barques qui sortent régulièrement pêcher la langouste et les poissons. Des pêcheurs, réparent leurs filets, pendant que les addos plongent du quai. Charles part à la pêche aux oursins, s’en suit une dégustation pour notre plus grand bonheur.

 

 

Nous rentrons à Tarrafal avec des images plein les yeux.

Jour 2 : Le sud et la partie occidentale de l’île

Plage de Papagallo, appelée Baixo de Rocha par les locaux.

A la sortie de Tarrafal, nous empruntons une piste sur 6 km, en direction de la plage de Papagallo. Le paysage est arride, quasi lunaire. Ici, tout n’est que pierriers. Des coulées de laves qui longent la mer, sont extrait des graviers. Ils sont triés à la main par les femmes du village selon leur grosseur, à l’aide de « tamis » rudimentaires. Les matériaux ainsi récupérés servent à la contruction.

La plage de Papagallo est toujours aussi magnifique avec sa grande dune de sable et ses colonnes de basalte. Il y fait chaud, on en profite pour se couler dans ses eaux translucides. Charles découvre un ancien nid de Tortue avec des oeufs éclots.

Le Monte Gordo, espace naturel protégé.

Après notre baignade, c’est rando, avec l’ascension des 300 derniers mètres du Monte Gordo. Haut de 1312 mètres, son sommet est le point culminant de Sao Nicolao, offrant une vue imprenable sur la totalité de l’île. Il fait partie des espaces protégés du Cap Vert. Composé de fôrets d’altitude, on y trouve des pins, des eucalyptus et des acacias. Une très belle balade dans une nature pure avec des vues impressionnantes sur la cote accidentale et le port de Tarrafal. La montée est raide mais quel plaisir pour les yeux !

Le phare de Barril

Après un copieux déjeuner à Tarrafal, nous filons à l’extrême Nord de l’île. Nous nous arrêtons sur le route à la pointe du Barril. Cette jolie ance, nous rappelle  l’ambiance des Antilles. Elle abrite joli petit phare au pied duquel un mouillage est possible.

Ribeira da Funda, l’oubliée et Ribeira de Prata

Ribeira Fonda, est un petit village, qui n’a été relié par la route que très récemment.  Jusqu’à il y a peu, tout se faisait à pied ou à dos d’ane. Russlan, nous y réserve une surprise : une baignade dans un réservoir d’eau douce ! Un vrai bonheur que nous devons écourter pour arriver à temps à Carbeirinho et y admirer le coucher de soleil. Sur la route, nous faisons un petit détour dans le charmant village de Ribeira Prata. Ses maisons colorées et son musée du Saudade. De très jolies frèsques de la vie de l’île longent la route d’accès. Des femmes, pilent le maïs.

Les rochers de Carbeirinho, merveilles du Cap vert,

Nous empruntons une piste au travers des colines direction plein Ouest. Stéphane met les gaz, afin d’arriver à temps pour le coucher du soleil, les enfants dans la benne du pick up sont aux anges ! Ce lieu magique nous avait marqué. Un site exceptionnel qui vaut le détour. Les photos parlent d’elles-mêmes.

Il fait bientôt nuit. Les couleurs sont magnifique. Nous sommes à l’affut d’un muret où nous avons repéré une belle tête de bouc avec ses cornes. Depuis Fuertéventura, nous rêvons d’en trouver une.

Notre tour de l’île s’achève. Quelle île fantastique. Une destination à faire absolumment !

Les jours s’enchaînent à Tarrafal, car nous nous y sentons bien. Russlan, nous trouve les bons plans pour réparer les avaries de chaque bateau. Ici, épidémie de moteur d’annexe, là une ancre à détordre, et pour nous, la réparation du bout dehors, cassé net dans la baie sur un coup de houle.

Russlan, nous a proposé de nous faire découvrir une recette de sa maman. Le Morch (pas sûre de l’orthographe). A notre équipe Booskakay, s’ajoutent, les équipages de Montabord et celui d’Axel (que nous avions rencontré à Arz il y a 2 ans). Rendez-vous sur une terrasse vue sur la baie qui appartient à la famille de Russlan, pour ce dîner haut en couleurs et rebomdissements. Il est déjà tard et les estomacs crient famine. Les enfants ont suivi Russlan qui nous prépare le repas dans sa maison traditionnelle. Nous lui prêtons main forte, pour la préparation. Cuisson au feu de bois. Un petit bijou pour les papilles !

Il est temps de faire route vers Mindelo, où nous avons prévu de passer les fêtes de fin d’année. Nous invitons, Russlan à bord et passons une soirée mémorable en sa compagnie. Ambiance boite de nuit qui a peut être importuné une partie du mouillage, mais il fallait bien ça pour dire aurevoir à notre ami. Séquence émotions partagée au moment du départ.

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