Tenerife, l’île de l’éternel printemps

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Derrière ce titre racoleur, présent dans de nombreuses brochures de voyage, se cache pour le touriste européen, une destination des plus prisées, de par son large choix d’infrastructures hôtelières et surtout de par son climat inégalable quelque soit la saison envisagée.

Effectivement Ténérife est la plus grande île des Canaries, et elle n’a pas à rougir de certaines régions d’Europe continentale, avec ses nombreuses zones commerciales, et ses gros complexes hôteliers et touristiques.

Comme pour Fuerteventura, fermons les yeux et ouvrons nos coeurs !

Pour cette première découverte de l’île, nous sommes accompagnés de Marie, la maman de Gigi qui nous a rejoint, deuxième visite à bord depuis notre départ de Bretagne Sud.

Droit au but ! dirait-on dans le Sud mais avant cela la rubrique du petit marin.

L’essentiel du Petit marin à Ténérife

Je voulais d’abord, aborder les fameux couloirs d’accélération et notamment celui entre Gran Canaria et Ténérife Sud. Je vous confirme qu’il est bien présent avec une augmentation significative à mi traversée, de la force et direction du vent, nous accompagnant jusqu’à la Montagne Rouge au sud , derrière laquelle la mer s’aplatît et le vent diminue…. Il n’est absolument pas rare de prendre entre 30 et 40 noeuds au portant. C’est aussi derrière cette Montagne Rouge que nous choisissons notre camp de Base pour la découverte de l’île de Ténérife

Marina San Miguel de Abona

La Marina est assez grande et assez remplie, je vous conseille donc de réserver par Navily, car cette Marina vous répond quasi instantanément.
Pré-acceuil au ponton carburant.
Aide à l’amarage à la place définitive, principalement sur pendilles sauf les catamarans mis le long des pontons.
Rien à dire sur l’accueil, sur les structures et la Marina en elle même, c’est plutôt l’environnement qui manque de charme car constitué de centaines, voir de milliers de logements touristiques. Quelques supérettes néanmoins et de nombreux bars et restaurants.
A 3-4 kilomètres à Las Chaffiras : gros centres commerciaux.
Petit ship sur place et motoriste Volvo et sur commande, pièces détachées Yanmar.
Location de voiture à l’aéroport à proximité (15 euros le taxi – 10′ de trajet).

Mouillage de Los Christianos

On ne change pas nos habitudes de 2019, pour deux nuits, direction le mouillage de Los Christianos au Sud de Ténérife. Le mouillage est très correct mais bondé. La tenue est excellente sur fond de sable, malgré la houle qui peut fortement rentrer.
On se retrouve donc face à une grosse station balnéaire, sans charme particulier, mais avec quelques possibilités d’approvisionnement. Ce mouillage a l’avantage d’être juste en face de la Gomera, si vous envisagez une traversée directe vers cette nouvelle île. Dans ce cas, je vous conseille de remonter vers Los Gigantes dans la zone sans vent, afin de pouvoir « toucher » des vents plus forts, régulièrement de « près – bon plein ». De plus, cette remontée vers Los Gigantes, offre le double avantage de pouvoir, traverser une réserve de dauphins et globicéphales et d’obtenir un meilleur angle pour rejoindre la Gomera, vers le port de San Sebastien ou les mouillages au Sud de l’île.

 

Maintenant en avant Guingamp pour la découverte de l’île !

Quels sont les incontournables de Ténérife ?

Vous vous en doutez bien évidemment

Le Parc National du Teide

Le Teide, ce fameux volcan, plus haut sommet d’Espagne, culmine à 3715 mètres et offre à son visiteur quelque chose de rare et d’unique. J’en profite d’ailleurs pour vous conseiller d’emprunter la route qui traverse, l’île en diagonale, de la Orotava à San Miguel. Elle est magnifique et permet de découvrir, au fur et à mesure de son ascension / de sa descente, les différents types de végétation, qui évoluent en fonction de l’altitude. Un vrai cours, grandeur nature, pour petits et grands.

Arrivés au parc, qui est en fait un plateau alpin situé à 2200m, bordé à l’est par Les Mines de San José, et à l’ouest par les Roques de Garcia, le Teide trône paisiblement depuis 200 000 ans.

Autant vous dire, que l’impression, la sensation est saisissante ; on ressent une énergie particulière ici, un mélange de construction à l’échelle planétaire mais aussi de déconstruction massive. Un moment paisible et violent à  la fois. L’atmosphère est lourde et légère, selon que les nuages s’en mêlent ou non? Ici, la température descend souvent en dessous des 10 degrés, notamment par temps couvert ou de pluies, voir même de neige. Un endroit surréaliste et fantomatique, où les couleurs sont magnifiées suivant l’orientation solaire.

Une palette de noirs, de gris, de jaunes, de rouges, d’ocres et de verts digne de la palette de l’aquarelliste.

Les mines de San José sont encore différentes avec, de loin, une impression de dunes de sables au large nuancier. Elles sont composées non pas de sable mais de petit graviers. Ces dunes offrent un panorama sur le plateau et sur un champ de lave à l’infini.

 

De l’autre côté, Les Roques de Garcia, sorte de cheminées verticales plus ou moins régulières, ultimes témoignages de lave pétrifiée dans ses conduits de mini volcans, qui au fil des années se sont érodés pour laissées place à ces rochers verticaux très particuliers.

La végétation est aussi étonnamment présente, sous forme d’une toundra qui tapisse des versants entiers de la vallée.

Au milieu de tout cela, le TEIDE en impose, et nous oblige à hocher la tête et à ressentir un début de torticolis qui pourrait devenir chronique.

OUI, petits nous sommes, ce sentiment sera omniprésent dans ce parc surnaturel jusqu’au champ de lave gigantesque, descendant quasiment jusqu’à la mer et bordant la route menant tranquillement vers Los Gigantes.

Et justement cette route nous emmène, dans la région la plus occidentale de l’île, région presque coupée du monde, du parc rural de Teno, dont les falaises de 300 à 600 mètres tombent dans l’océan.

Etourdissant !  Un cap Girao de Madère en plus large, plus profond, plus gigantesque.

J’en profite pour signaler la randonnée et le mouillage extraordinaire du Canyon de Masca, que nous n’avons pas pu faire, comme le Téléphérique du Teide (un jour fermé, un jour en maintenance), les « las Cuevas Del Viento » et j’en passe. En fait sur l’île, et afin de limiter et de canaliser la fréquentation des sites, la plupart des excursions impliquent des réservations préalable par internet pouvant créer des délais incompressibles.

Je le dis ici pour TENERIFE

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La côte Nord de Garachico à El Sauzal

Autre jour, autre découverte …

Nous nous rendons sur la côte Nord de L’île, celle ouverte aux vents et à l’océan. Une route toute aussi étourdissante, nous emmène au mirador de Garachico. Nous observons tout la haut, cette ville à la forme géométrique particulière. On a même l’impression qu’elle a été fondée sur la mer. La descente est vertigineuse, digne d’une spéciale du Tour de Corse, et vous emmène tranquillement (c’est mon rythme en tout cas) rejoindre l’océan. Nous découvrons alors, un village magnifique aux maisons traditionnelles, aux grandes portes et fenêtres de bois, aux balcons omniprésents, qui reflètent certainement un riche passé séculaire.

Garachico, grâce au commerce du vin et du sucre entre l’Europe et l’Amérique, était en effet le principal port commercial de Tenerife jusqu’au début du XVIII siècle. En 1706, l’éruption du volcan Arenas Negras,  a alors enseveli une grande partie de la ville et du port, le rendant totalement inutilisable pour les navires de l’époque.
Le port n’existe plus aujourd’hui, et l’attraction principale, aux delà de son centre ville, est ses piscines naturelles aménagées.

Ces charcos comme ils disent, se dispersent tout au long de cette côte escarpée.


Direction Icod de Los Vinos, pour découvrir l’attraction végétale de l’île : le Dragonnier ! Nous arrivons non sans mal à trouver ce parc payant, dans le centre historique de la ville. Suivant le conseil d’un guide touristique. nous nous rendons sur la place auprès de l’église qui surplombe l’arbre, pour l’admirer en pleine gratuité.

L’église qui vaut le coup d’oeil, est perchée sur une place aux arbres délirants. Nous l’arpentons avant même de voir le célèbre dragonnier, qui fêterait, selon la légende, ses 2500 ans. Il n’en aurait en réalité que 800, ce qui est déjà respectable. Nous l’observons de loin, sans jumelle et distinguons parfaitement sa structure surprenante.

Mais on a faim ! Et soif ! Ni une ni deux, direction le musée du vin d’El Sauzal et son restaurant gastronomique « Xarko », qui vaut le détour, à un prix plus qu’abordable.

TENERIFE l’île de la soif

C’est confirmé, il existe bien une tradition viticole sur toutes les îles des Canaries. En tout, c’est 10 dénominations d’origines, dont 5 pour la seule Ténérife, un choix qui justifie une dégustation et l’achat de quelques bouteilles. Parmi celles que l’on a apprécié, les vins de Tacoronte, de la Orotava et de Abona à base de Listan Blanco, Listan Negro, Malvaisia entre autres. On privilégie personnellement les Blanco Seco mais il existe les afrutado (sucrées) et semidolce (demi-sec). Avec ces 5 DO, Ténérife a naturellement la plus grande surface de production de l’archipel et le plus haut vignoble d’Europe à 1600 mètres.

Parc d’Anaga

Il est temps de découvrir rapidement une autre région de l’île et notamment le Nooorrrrrddddd.
Direction le parc d’Anaga qui renferme un nombre incalculable de circuits de randonnée, nous en ferons une,  simple et accessible dans la forêt mystérieuse avec un brouillard et un froid glacial pour quelqu’un habitué au short et Tee shirt depuis quelques mois. Une Forêt primaire, un décor de fées, de Roi Arthur et de chevaliers, un mélange de légendes, de Forêt de Broceliande, de forêt Laurifère de Madère, saupoudrée d’un décor des Seigneurs des Agneaux.

Cap au Sud Ouest maintenant, pour découvrir la petite île d’El Herrio, dernière escale avant le Cap Vert. 😘

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